Month: janvier 2016

Depuis presque un an il m’arrive de drôles de trucs. Des trucs que je n’avais jamais vécu avant. La vie est décidément pleine de surprises et de rebondissements.
Je t’ai souvent parlé de ma timidité qui m’a longtemps empêché de m’épanouir. De cette confiance en moi qui m’a manqué et qui me fait encore défaut quelquefois. Je la vois, du coin de yeux, se faire la malle pendant mes moments de doute, et je la ramène par la peau du cul si elle s’éloigne un peu trop.

Je ne sais pas si tu crois au destin. Moi je reste persuadée que les personnes qui viennent à notre rencontre, ne viennent pas par hasard. Je me rends compte que toutes les personnes avec qui j’ai pu échanger dernièrement ont toutes eu un rôle important, des choses m’apprendre ou des conseils à me donner. Alors je reste hyper aware comme dirait notre cher Jean Claude.

Ces derniers jour, deux personnes que je n’avais pas revu depuis très, très, très longtemps, ont repris contact avec moi via la magie du net. Deux amies, perdues de vue… l’une depuis le lycée et l’autre depuis la fac. Et si nous nous sommes retrouvées, ce n’est pas grâce à Monsieur Pradel, mais à Mark et son sacro-saint Facebook qui réunit ceux qui s’aiment et qui permet de biatcher sur ceux qu’on aime moins.

Au premier abord, ce sont deux évènements complètements banals (non on ne dit pas banaux) de nos vies 2.0. Mais leurs petits messages de retrouvailles m’ont touché en plein postérieur coeur. Toutes deux m’ont bien sûr dit qu’elles étaient ravies d’avoir des nouvelles de moi. Toutes deux m’ont dit qu’elles trouvaient l’idée du blog plutôt chouette. Mais surtout, toutes deux m’ont dit qu’elles retrouvaient, dans mes mots et dans mes aventures, la nana pétillante que j’étais, … , que j’étais donc il y a déjà une bonne grosse dizaine d’années.

Pourtant, dans ma tête, dans ma vie et dans mon corps, j’ai plutôt l’impression d’avoir pris un virage à 180°. Je crois avoir changé. J’ai fait des efforts pour perdre du poids, pour prendre sur moi, pour oser. Maintenant je me sens femme, je me sens mieux, je me sens moi. Aujourd’hui on me dit que je suis jolie, mais jusqu’ici je n’ai jamais été la jolie de la classe, la jolie de la bande, la jolie du village. Alors tous ces compliments, ces sourires et ses visages qui se retournent, je les prends les bras ouverts, je les prends et je ne sais pas quoi en faire. On ne reçoit jamais trop de good vibes, je ne sais juste pas comment accepter tout ça. Je dis bêtement merci, je me sens flattée et gênée. Je me sens moi mais je ne m’y suis pas encore habituée.

Malgré tout, ces deux copines « back to the future » se disent ravies de retrouver celle qu’elles ont connu, après toutes ces années, et nos parcours mouvementés. Et je viens de comprendre. J’ai compris que j’étais là mais que je m’étais un peu oublié. Je m’étais mise entre parenthèses. J’ai voulu devenir une personne qui ne me ressemblait pas trop, une nana passe partout, bien sous tous rapports, irréprochable et limite transparente. Une meuf complètement chiante.

Tout est parti d’un blog, d’une reconnaissance que je n’avais jamais eu, de quelques kilos envolés et d’une féminité totalement retrouvée. Et puis l’attitude a suivi. La mienne mais celle des autres aussi. Les portes s’ouvrent. Les projets fusent. Ce qui me semblaient impossible avant, me paraît plus que probable maintenant. L’envie d’ajouter des couleurs à ma vie. Avancer, profiter et s’avouer qu’avant j’y avais délibérément renoncé. Se décomplexer et se libérer. S’aimer un peu plus chaque jour et se laisser aimer.

(petit résumé en images d’une année de folaïe)

Mais les changements, c’est un peu comme pour la magie dans les contes de fées, il y a toujours un prix à payer. Tout le monde n’approuve pas,  tout le monde ne comprend pas. 

Ma vie change. Elle est différente, pas forcément facile mais plus enivrante. Je veux que ça bouge. Je veux laisser la place à l’imprévu, je veux faire quelque chose de ce temps que je nierais avoir perdu.

J’étais où? J’étais pas là.
Les copines, me revoilà ♥

 

Le plus dur à gérer émotionnellement quand on choisit, subit, éprouve (ne rayez pas la mention inutile) la garde alternée, c’est le manque bien entendu. On apprend à s’occuper l’esprit, à être une maman en veille comme je l’ai déjà écrit. Mais ce manque il prend une autre dimension quand on mesure à quel point […]

Continue Reading