Month: août 2016

Le téléphone fait trop de bruit, le café n’est pas très efficace et ma tête est lourde, tellement lourde… Le réveil est brutal et inévitable. Je ne suis pas matinale. Les 15/25 diraient que c’est compliqueyyyy! Du haut de mes 33 ans j’ai le langage plus fleuri, plus cosmopolite et moins politiquement correct. C’est les cheveux en pagaille et un thermos rempli de caféine que je quitte ma maison en marmonnant dans mon duvet ma moustache des insanités que même Satan n’oserait pas prononcer.

J’ai une fucking gueule de bois, celle du trop plein, celle du trop de joie. Ivre de mes vacances, soûle de bonheur, je me suis couchée le coeur gros dimanche soir et la nuit n’a pas suffit à absorber le jet lag émotionnel qui me séparait de la reprise. Mais contrairement au verre de trop je ne regrette en rien l’image, le câlin, le fou rire de trop… ceux qui resteront gravés dans mon petit coeur et dans l’album photo.

Mais j’ai quand même mal à la gueule, de me séparer d’elle après deux semaines inoubliables, de ne plus trouver à moins de deux mètres de moi les bras chaud de Nino, de ne plus sentir le soleil sur ma peau, de déjeuner à la va-vite, d’écouter les infos à la radio, de checker mon gouffre en banque, de troquer les bonnes odeurs du marché contre les allées glaciales du supermarché.

Un lundi post canicule, un lundi super froid qui nous ramène à une réalité qui n’est pas la vraie vie, celles des plaisirs simples, de la dolce vita, celle où on se contente d’une baguette de pain, de quelques tomates bien mûres, d’un peu de musique et d’un joli panorama.

Elles étaient belles ces deux semaines, elles étaient chouettes ces deux semaines. Chaudes et rieuses, gourmandes et apaisantes, riches et vivifiantes. Elles étaient le reflet du quotidien auquel j’aspire à présent… de douces journées, sans heurts, sans regrets et sans reproches. Ma vie d’avant ne me plaisait pas, celle d’aujourd’hui ne me plait qu’à moitié. Je m’autorise quelques jours pour sortir de la brume, quelques jours pour dessoûler et m’atteler à ma résolution de rentrée : faire de mes petits rêves une grande et belle réalité (et retrouver ma pince à épiler). 

L’angoisse monte. Oui, c’est comme ça, elle monte. On la sent venir, on l’ignore, on se dit qu’elle passera, qu’en n’y prêtant pas attention elle se vexera et qu’elle ira voir ailleurs. Mais l’angoisse ne connait pas la frustration, l’angoisse n’est pas une diva mais un démon. Jour après jour elle se fraie un chemin […]

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