Avant que Chouquette n’aille à l’école, il y a deux ou trois petites choses dont je ne me serais jamais doutée. Quand on est parent, on voit l’aspect pratique des choses, on respecte à la lettre la liste des « fournitures » fournie à l’école, tous les matins on dépose nos enfants lavés, habillés et nourris et le soir on espère les récupérer entiers. Entre temps, à l’école il se passe des trucs auxquels on n’est pas franchement psychologiquement préparés. Petit recueil de situations cocasses auxquelles j’ai du faire face en tant que tout nouveau parent d’élève… Welcome à l’école maternelle!
Le panier à doudous
Mais quelle est donc cette hérésie???!!! Toi le jeune parent, à qui l’on demande de respecter des conditions d’hygiène irréprochables pour ton mouflet depuis le premier jour de sa vie. Toi qui lui apprends à aller aux toilettes, à bien se laver les mains, à ne pas se moucher sur les manches de son pyjama Kitty, à ne pas mettre ses doigts dans sa bouche après avoir tripoté des escargots baveux,…BIM! tu découvriras l’existence de cette chose merveilleuse.
A l’ère de la grippe de la galinette cendrée, d’ébola et de la sacro sainte gastro annuelle (y’a plus d’saison ma bonne dame) on nous rabâche, sans discontinuer, et à coup de spots TV, d’éviter à tout prix de mélanger nos miasmes et voilà t’y pas que persiste le panier à doudous. Un panier donc, où tous les doudous mâchouillés, trainouillés, emmorvés et empuantés, pataugent gaiement et échangent leurs germes. Et bon appétit bien sûr! Inutile de te préciser que j’ai du mal à faire abstraction. Que la foire des maladies infantiles commencent!
Pistache!
Ahahah! T’y as cru patate crue que les fringues choupis que tu as acheté pour la rentrée ton rejeton allaient restés immaculés! Que nenni! Il est bel et bien fini ce temps là… Et si en plus tu as inscrit ton greffon à la cantine, c’est jackpot double combo! Si je te dis que, la semaine passée, Chouquette, de retour de l’école, arborait son joli tee shirt Sergent Major, tout neuf (et unique), le coude tout rouge, accompagné de ces quelques tâches éparpillées? Tu me croiras ou pas, mais après enquête il s’agirait de mayonnaise, colorée en rouge, parce que ce jour là, à la cantine on fêtait Halloween. Pendant deux jours j’ai soutenu mordicus à ma fille que la mayonnaise ça ne pouvait pas être rouge. Ça s’est résulté par une petite remise en question de mon omniscience maternelle et une prière au dieu Vanish.
La découverte du corps humain
Bien qu’à la casa, on soit plutôt détendu du slip et que le corps humain de ses parents n’ai pas vraiment de mystère pour notre belette, il semblerait que l’anatomie de ses semblables l’intrigue et l’amuse quelque peu. Quelle ne fut pas notre surprise, quand après lui avoir demandé si sa journée s’était bien passée, Chouquette nous révéla qu’aujourd’hui, c’était plutôt chouette, ils avaient collé des gommettes et le petit L. lui avait montré sa quequette (en vrai elle dit « zizi » mais zizi ça rime pas avec gommettes). Petit speech comme il se doit sur « les garçons ont des zizis, les filles des zezettes », que c’est peut être rigolo (on en conviendra tous) mais qu’à l’école on ne montre pas ce qu’il y a dans sa culotte petit bateau, point! Le B.A.-ba quoi, en petite section, à 3 ans donc… #KillMeNow
Les punitions
Nous y voilà: la vie en société, l’apprentissage des règles de vie, de la frustration et des injustices. Il est 20h30 et tu es encore planté là, au pied du lit de ta fille, à tenter de lui expliquer pour la trente douze milllième fois pourquoi la maitresse n’a pas ouvert le garage à vélos pendant la récréation parce que les grands ont fait des bêtises. Oui c’est pas juste, si c’est comme ça, tant pis ma chérie, tu feras du vélo rouge sans pédales demain… ou pas. Le genre de choses que tu gères un peu sur le tas et que tu finis par : « il faut être sage et écouter la maitresse, épicétout! », ce qui, j’en conviens, ne solutionne pas du tout les cinquante nuances de grey prochains « Et pourquoi? » qui égayeront ta soirée.

Les fucking poux

Et ouaip, ça commence déjà, dès la deuxième semaine d’école… C’est comme ça, cherche pas, c’est dans le contrat. Elles seront là, les petites bêtes de l’enfer qui envahiront tes pensées et qui j’espère laisseront en paix la tête de tes gnômes. Quand j’ai lu « attention les poux sont arrivés » dans le cahier de liaison j’ai d’abord eu le cuir chevelu qui me démangeait, puis j’ai checké sa tête, puis j’ai lancé un appel au secours sur la page facebook du blog. Comment qu’on fait pour ne pas que ces bêbêtes hideuses et vicieuses élisent domicile dans les cheveux de ma mini Raiponce? Parce que ses cheveux à ma Chouquette, ils lui arrivent en bas du dos! (Tu comprends la panique et les tremblotements de mes doigts sur le clavier à ce moment là?). Donc maintenant elle part à l’école les cheveux natés et embaumés aux HE de lavande et de tea tree, ça schlingue mais c’est pour son bien. Je ne sais pas si depuis elle a moins d’amis… J’hésite sérieusement à en asperger son doudou pour exterminer les relents d’odeur de moisi.
Mais l’école c’est aussi les joies de l’autonomie, les copains avec des prénoms zarbis, les gâteaux d’anniversaire, les paires de chaussons en triple exemplaires, les comptines apprises par coeur, les soirées passées dans la surexcitation et les pleurs, la fierté d’être chef de rang, les dames de la garderie qui changent tout le temps, les godasses bousillées, le bitume de la cour de récré, les bleus sur les genoux, les poches pleines de cailloux, les BN écrabouillés, les jolis tampons de la maitresse sur les cahiers, la cantine quand c’est spaghettis et le début des petits chéris ♥
Alors les parents des futures petites section, ready?