Le temps file à la vitesse de la lumière. Bientôt 3 ans que ma Chouquette nous a fait l’honneur d’accaparer d’illuminer nos vies.
Elle a tellement grandi, elle a tellement changé… et je fais tellement de peine à lire. Ce que j’écris est d’une terrible banalité mais je n’ai que toi à ennuyer avec mes états d’âme de maman névrosée. Alors prête moi un petit bout de ton épaule, promis je ne me moucherai pas dans ton nouveau petit top en soie.
La première année de sa vie a été une réelle épreuve. Elle n’a pas été le poupon modèle des magazines, je n’ai pas été la maman sereine des magazines non plus.
Lors de la deuxième année, on a vraiment commencé à s’apprivoiser mais le terrible two est arrivé bien avant son deuxième anniversaire, avec son flot de frustrations et de colères. Chaque petit geste simple du quotidien faisait l’objet d’une négociation musclée. Moi dans le rôle du négociateur avec ma barbe de trois jour, mon gilet par balle et mon téléphone vissé à l’oreille, elle derrière la porte, prenant en otages chaque seconde de nos matins pressés. On s’est fâché, on a cherché à comprendre, on a négocié encore et encore, j’ai lu beaucoup, j’ai pris du recul et on a avancé.
Le terrible two, certains en rient… Ceux là ne l’ont pas vécu ou ne s’en rappellent plus. Ici on a appris à vivre avec sans savoir vraiment si ça allait s’arrêter un jour. Je m’étais résignée à entendre les cris, à supporter les roulades par terre, les fugues et les rebellions en tout genre. A 16 mois elle nous disait déjà « non », à bientôt trois ans nous avons du mal à y croire mais elle nous redit « oui ».

Sans m’en apercevoir ma Chouquette a muri. Elle aussi, pendant de longs mois, elle s’est fâchée, elle a cherché à comprendre, elle a négocié encore et encore  et elle a avancé. Les crises se sont estompées, les « non » se font moins nombreux, les moments de complicité ont peu à peu pris la place des colères. J’en oublie presque les bagarres du matin. Tout est devenu tellement plus simple, tellement plus fluide… comme si tout avait toujours été comme ça.
Je prends plaisir à faire les courses avec elle, à aller à la piscine, à jouer, à lui apprendre de nouvelles choses… Tout ce qui me paraissait être une épreuve, il n’y a ne serait-ce que quelques semaines, devient agréable.
Bien sur qu’elle garde son caractère bien trempé, ses aptitudes de dictatrice des bacs à sable et son franc parler mais elle est devenue une petite fille vivable! 
Je m’en suis rendue compte pendant nos dernières sorties, au resto, à Nigloland… c’était presque trop facile. J’ai cru à une caméra cachée. Et puis mercredi dernier je l’ai emmené faire les soldes (bon dans une petite zone commerciale tranquille hein! Je ne suis pas encore complètement cinglée). Je l’ai fait sans hésiter alors qu’au mois de janvier dernier, je l’avais lâchement abandonné près de son papa pour quelques heures. Et elle est restée près de moi, elle a écouté mes recommandations, elle n’a presque pas fait preuve d’impatience et elle a participé en me ramenant tous les vêtements brillants ou les paires de chaussures à paillettes #PrincessStyle.
On s’est amusé, on en a profité et c’est en rentrant à la maison, heureuse de notre petit shopping entre filles que je me suis dit que « ayé » le cauchemar du terrible two était terminé.
Des caprices il y en aura encore. Des jours de moins bien, des mercredis pourris, des week end « tête dans le four » il y en aura toujours. Mais je sais que ça ne sera plus quotidien car quelque chose a changé.
Ma petite fille chérie a grandi et nous aussi.