Humeur

L’amour de soi c’est un peu comme le bonheur. C’est devenu le Graal de ce 21ème siècle. Mais pourquoi est-ce devenu si dur de s’aimer? Comment le « self love » est devenu un life goal?

A croire que si rien ne va, si la dépression nous guette, si le monde part en vrille c’est parce qu’on ne s’aime pas. Aimez-vous bordel! C’est un ordre!

Ah ben, c’est peut-être pour ça qu’on n’y arrive pas. Les injonctions, moi, je n’aime pas ça. Ce n’est pas en m’ordonnant de me sentir bien dans mes baskets que cela arrivera. Déjà, je déteste les baskets et en plus j’ai un sérieux problème avec l’autorité.

Mais avant de se demander comment atteindre l’amour de soi, il est peut-être utile de se demander comment on l’a perdu. Comment on en est arrivé à se trouver moche / nulle / sans intérêt ?(ne rayez pas la mention inutile) Et c’est là qu’intervient notre bonne vieille pudibonderie.

On en a de la chance de se la trainer depuis quelques siècles celle là. Celle qui nous inculque des petites hontes et de sérieux complexes pas piqué des vers. Parce que s’aimer c’est le mal, ça frise la vanité tu vois, ça serait indécent de se trouver un peu sympa et intelligent.

Pourtant je te jure que personne ne brûlera dans les flammes de l’enfer parce qu’il se trouve plutôt cool. Nous avons tous des forces extraordinaires, des capacités et des domaines dans lesquels nous excellons, et rien que pour ça, on a le droit de s’aimer. Et promis, quand on s’aime un peu pour ce qu’on a dedans, ensuite tout s’enchaine et on s’aime aussi pour ce qu’on reflète dehors.

Oui je parle de ta tête, celle que tu maquilles, que tu filtres et que tu penches sur le côté pour te noyer au milieu des têtes maquillées, filtrées et penchées sur le côté. Si tu t’aimes comme ça tu as le droit, si tu t’aimes autrement, tu as le droit aussi. Moi j’adore me maquiller, c’est mon petit rituel beauté, mais le méga trait d’eye liner n’est certainement pas du goût de tous. C’est à mon goût, au même titre que les robes à fleurs, les apérifruits et l’odeur de l’encre des stylos bille.

Il n’y a aucun intérêt à vouloir ressembler à tout le monde, ni à être aimer de tout le monde. Pourquoi chercher à être aimé avant de s’aimer? Tu n’as à attendre de personne ce sentiment d’amour, de compassion et d’acceptation. Tu peux être ton propre admirateur secret. Se lancer des fleurs, c’est le début du bonheur.

Je ne te parle pas du « moi je », je te parle du « bonjour moi ». C’est une approche tout à fait différente. Tu n’as rien à prouver à personne, à part à toi même. Quand tu commenceras à choisir tes vêtements pour te plaire à toi, et pas à tes amis, collègues ou followers… Quand tu commenceras à faire des choses qui te plaisent à toi et pas à ta mère, ton conjoint, à la majorité… tu commenceras à goûter à cette liberté, et tu commenceras à sentir ce besoin impérieux d’être « validé » par les autres s’éloigner.

La vérité c’est qu’il faudrait être un moine bouddhiste pour totalement s’en détacher, mais le but ce n’est pas d’être parfait en tout point. Le but c’est d’arrêter de se fustiger, de dépenser de l’énergie à se dévaluer. Le but c’est de se regarder dans le miroir avant de partir bosser et d’arriver à se dire « ok! » même si t’as le cerveau embrumé, des cernes de dix pieds de long, le cheveux rebelle et que tu n’as pas trouvé ta chemise préférée.

Le truc ce n’est pas de s’en foutre, c’est d’accepter. Ce matin c’était difficile, demain ça ira mieux. Ce n’est pas pour ça qu’aujourd’hui on doit se détester.

Tu as envie de perdre du poids? Fais le pour toi, pour ta santé, pour arrêter de culpabiliser. Tu veux te mettre à la photo? Fais le pour toi, pour t’accomplir, pour trouver et immortaliser le beau. Et puis, quand tu seras un peu plus en paix avec toi, tu t’apercevras que les rondeurs peuvent être jolies aussi, que ton enthousiasme peut être communicatif et que ton talent peut être reconnu.

Mais je crois qu’il faut en passer par là, tu y gagneras à d’abord t’aimer toi.

Alors on se le fait ce selfie, avec ou sans filtre, mais surtout #selflove ?

 

 

 

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