Ma vie de mère

Avant de me décider à remettre la machine à bébé en route, j’avais évidemment peser les « pour » et les « contre » de cette folie. La liste des « pour » était immensément plus grande que celle des « contre », mais dans cette dernière, il y avait quand même un argument de taille : j’avais peur pour mon corps.

Le trip « le corps n’est qu’une enveloppe blablabla », « tout est dans la tête blablabla », « la beauté est intérieure blablabla »… Je te le dis tout de suite. Ce n’est pas ma came. Notre corps on l’habite et on en a besoin toute notre vie. Un esprit sain dans un corps sain, qu’on accepte et qu’on trouve joli, voilà ce à quoi nous devrions tous aspirer. Notre moyen de transport et de communication, nous devons absolument en prendre soin et le valoriser. Je ne te parle pas de make up, de fringues ou de régime. Je te parle juste de bonne santé et d’acceptation de soi.

Mais pourquoi avoir peur d’une nouvelle grossesse? Il n’y a pas plus humain comme acte que la reproduction, et notre corps est censé avoir tout ce qu’il faut, où il faut, pour gérer la situation.

Oui, mais en même temps (spéciale cassedédi à BigMac), ce corps que j’avais mis tant de temps à me réapproprier, après ma première grossesse, ma césarienne, mon divorce, ma perte de poids… je le connaissais bien désormais. Nous nous étions rabibochés lui et moi, et tout ou presque me plaisait en lui. Le travail avait été long et fastidieux. L’idée de tout recommencer me filait des palpitations. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon : refuser de sortir de sa zone de confort.

Une deuxième césarienne me ferait surement une cicatrice encore plus présente et encore plus difficile à accepter que la première. De nouvelles vergetures zébreraient encore un peu plus mon ventre, mes cuisses et surement mes hanches. Tout serait encore un peu moins ferme, un peu moins lisse, un peu moins tonique. Oui, oui, je pense aussi à mon périnée, à ma sexualité. Faire des concessions sur ma libido ne faisait clairement pas partie de mes plans.

Et puis voilà. Amour et libido aidant. Nous avons eu l’audace de faire un enfant.

 

2018-11-02 Grossesse Amelie, David et Celestine HD-91

 

Je suis de celles qui paraissent être enceinte de trois mois au bout de trois semaines. Mon esprit n’a donc pas eu beaucoup de répit pour se faire à une nouvelle image de moi qui évoluait chaque jour. Mais j’ai quand même réussi, en cette fin de grossesse, à me voir et à me trouver très belle. Un ventre tout rond, une jolie poitrine, des cheveux magnifiques qui ne graissaient jamais et une peau sans le moindre bouton. Les seize kilos que j’ai pris, je les comptais, mais je ne les voyais pas, ils faisaient partie intégrante de moi. Si cette grossesse n’avait pas eu son lot de désagréments, je crois que je ne me serais jamais lassée de ce que je voyais dans le miroir chaque matin. Une fois ce ventre vide et ramolli, ça serait beaucoup moins glamour, c’est certain.

Et puis j’ai accouché. J’ai revu mes pieds. J’ai vu mon ventre tout mou aussi et je m’en suis complètement moqué. J’ai même pris quelques « selfies miroir » semaine après semaine pour constater à quel point mon corps récupérait plus vite que je ne le pensais. J’ai un ventre tout flasque mais pas moche. Des kilos en plus mais qui se délitent petit à petit. Des hanches et des cuisses bien rondes qui ont du se montrer solides pour porter la vie. Finalement, à force de croisage de doigts, de massage à l’huile Weleda, et de prière au dieu de l’épiderme, je n’ai pas eu plus de vergetures. Par contre, le dieu de la cellulite ne m’a pas entendu. J’ai échappé à une deuxième césarienne mais forcément, j’ai le frifri en convalescence. Je n’ai pas perdu ma libido, alléluia! Mais j’ai récupéré ma peau mixte et mes cheveux crados…

 

 

Bref, tout ça pour vous dire, que même si je n’ai pas retrouvé mon apparence pré-grossesse, je me trouve belle. Je suis fière d’être passée au-dessus de ses peurs infondées. Je suis heureuse que mon amoureux me regarde toujours, et même plus, avec les yeux de l’amour, ceux qui me font rougir et me donnent cet air gêné. Je suis fière de ce corps encore un peu douloureux, encore un peu endormi qui a su protéger, faire grandir et mettre au monde notre merveilleuse petite chérie. Je suis fière de continuer à mettre des vêtements moulants sans me dire que ça pourrait être malvenu, pas adapté, pas très seyant. Ce qui m’importe c’est de me plaire à moi dans le reflet du miroir, de me trouver aussi jolie en dehors qu’en dedans.

Oui, je suis très motivée à reprendre le sport, à combattre mes irrépressibles envies de grignoter. Pourtant, chaque chose en son temps. Mes jolies robes ne vont pas se volatiliser et la faim constante va bientôt diminuer. Pour l’instant je souffle, j’essaie de contenir ma fatigue de « jeune » maman et je prends soin de mon bébé.

Pas de course au ventre plat ici. J’ai accepté ce corps qui s’arrondit énormément à chaque bébé, je lui laisse le temps de récupérer et je le remercie!

 

 

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