Ma fille et moi nous avons quelques petites choses en commun et un lien fort, très fort: le chocolat.
C’est ce qu’on pourrait appeler notre nourriture de base mais aussi notre péché mignon, ou encore notre très gros défaut. 
La casa Epicétout ne serait pas aussi agréable à vivre sans un pot de Nutella, un paquet de granola, une bonne tablette de chocolat noir ou une cachette à schokobons. Non, sans tout ça, notre maison ne serait pas vraiment notre maison.
Je suis contente que nous partagions cette passion avec Chouquette, mais ça fout un peu la trouille aussi. Il ne faudrait pas que la gourmandise se transforme en habitude. Il ne faudrait pas que mon bébé devienne accroc comme sa mère, trop vite, trop tôt.
Parce que moi, que ça se mette directement *PAF* sur mes cuisses, ou *BIM* sur mon cul, c’est mon problème. J’suis majeure et vaccinée, j’assume (ou non) mon addiction chocolatée et je ne fais du mal qu’à moi en regardant les chiffres de ma balance cette connasse s’arrondir. 
Mais en tant que maman, j’ai un devoir envers ma fille. Je dois veiller à ce qu’elle mange équilibré et lui apprendre à s’octroyer quelques plaisirs sucrés avec parcimonie. C’est élémentaire, c’est vital. Une bonne hygiène alimentaire, c’est la base d’une bonne condition physique et d’une croissance optimale, c’est la recette pour faire une Chouquette de compet’.
Alors voilà mon p’tit coeur, si maman boulotte en douce les pralinés, si elle tape dans tes smarties, si elle finit le pot de nutella, si elle vide toutes les boites de chocolat de Noël qui trainent encore, c’est pour ton bien. Maman t’aime, maman se sacrifie, maman grossit.
#BadMother

#BadMother c’est aussi mais surtout chez Maud et Emma.