Danièle et Béatrice, tenez vous bien, la relève est assurée! Chouquette se tient prête à traquer la moindre saleté pour la mettre à la « poulelle ».

Depuis à peu près deux semaines, Chouquette voue un amour infaillible à un élément principal de notre maison: la poubelle. C’est le jeu ultime: ouvrir la porte, y jeter sa trouvaille, bien regarder où elle est tombée et refermer la porte en scandant fièrement « et voualâââ! ».

Alors au début c’est rigolo, à chaque fois qu’on change la couche elle attend impatiemment qu’on finisse de la rhabiller pour aller faire sa B.A. Idem avec le pots de yaourts, l’emballage de sa pom’pote, ses lingettes… (pfiou on en jete un tas de trucs en fait)

Mais ce n’est pas tout, la Chouquette s’est donné pour mission de ramasser toutes les moindres micro-miettes qui ont pu entrer en contact avec le sol, toutes les micro-poussières ou embryon de moumoutes qui auraient pu se glisser à l’aurée du dessous du canapé ou de notre lit. C’est une traqueuse, rien ne lui échappe, et même des choses qui nous semblent à nous, parents, invisibles, finissent inlassablement leur destin dans le sac sacré, le sac gris à ficelle rouge.

Je ne sais pas d’où elle tient cette vue hors du commun… quand elle vient me présenter, entre son pouce et son index tout collés, ce qui pourrait être le plus fabuleux des trésors et que je ne vois rien, elle a l’air complètement dépitée. Bref ce n’est pas grave car rien n’entame son plaisir d’ouvrir la porte du placard et de jetter son grain de poussière imaginaire comme si l’accomplissement de sa journée en dépendait.

Je me lance dans la photo d’art (ceci est la représentation manichéenne d’une Chouquette qui balance un ballot de paille playmobil à la « poulelle »)

Alors ça serait bien sympa s’il n’y avait pas quelques couacs… si finalement elle n’avait pas envie de plonger la tête la première dedans pour récupérer sa brique de jus de fruit, parce que c’était bien marrant de jouer avec et de mordouiller la paille une micro-seconde de plus (juste le temps que j’arrive en hurlant « noooooon! caca! beurk! c’est sale! arrête toussuite! pas la bouche! » tout en agitant les bras comme une possédée). Avec l’Homme nous avons sauvé in-extremis des éléments de playmobils qui devaient trainer et auxquelles elle n’a pas franchement trouvé d’utilité (mais merde comment il va faire le bonhomme fermier si il n’a plus de balot de paille pour la vache, le cochon, et le huuu chewal, hein?). Il ya aussi eu le relevé de compte et ma fiche de paie… (ouai je sais ça aka être rangé!) Et dernièrement il y a eu…ma brosse à cheveux (je te raconte pas le méga shampooing que je lui ai fait subir).

Je ne sais pas d’où lui vient cet intérêt soudain pour cette fichue « poulelle ». Je me dis que ça doit être le premier pas vers la propreté, vous savez ce fameux refrain sur la séparation du partie de soi-même, le jetter du sacro-saint caca. Ou alors elle marche sur les traces de son papa, qui a un chouette métier dans le secteur du tri selectif. On n’aura peut être jamais de réelle explication et en vrai je m’en fiche un peu…

 Je veux juste qu’elle arrête de jeter tout et n’importe quoi, j’ai peur pour mes precieux…

(ouai je sais zakapa trainer…)