Tu vois, Rambo, il ne disait pas que des conneries. Cette guerre, c’était pas la mienne non plus, pourtant j’en ai gardé une putain de cicatrice au bas du ventre, oui juste là, au dessus de la teucha #Classy
Maintenant elle fait partie entière de mon corps de femme, j’ai appris à l’accepter, je l’ai adopté petit à petit, même si elle est clairement disgracieuse et loin d’être sexy. Désormais il faut que je pense à des trucs dont je me foutais royalement avant mon accouchement comme le choix de mes culottes et l’échancrure de mes bas de bikinis.
Les agrafes, à l’époque, je ne les ai pas compté, j’avais juste hâte de me les faire enlever. Seulement, cette petite pétasse de cicatrice qui allait me coller à la peau forever and ever, ne s’est pas super bien résorbée.
On m’a dit d’attendre un peu, j’ai attendu. Au bout de 6 mois, on m’a dit d’en parler à un dermatologue, j’ai repoussé… Pas le temps et surtout pas le courage d’affronter la bête tout de suite. Il me fallait le temps de l’apprivoiser cette pioute.
Il aura donc fallu plus de deux ans et l’excuse d’autres petits soucis pour que je baisse un peu l’élastique de mon slip devant une dermato.
Elle avait l’habitude, elle m’a dit que j’avais surement cicatrisé trop vite, que souvent on retrouve ce genre de cicatrice sur les peaux noires et qu’avec un traitement on aurait une évolution très rapide. Elle m’a rassuré, j’ai dit banco pour la suite.
Pour rentrer un peu dans les détails glamours (parce qu’aujourd’hui, mon but est surtout d’informer des petites nanas qui auraient connu les même mésaventures que moi), ma cicatrice était très épaisse, dure et rouge. Le truc pas funky funky mais qui n’a rien d’handicapant en soit.
La dermato m’a donc proposé des injections de corticoïdes pour la faire réduire. Ouh! chouette chouette chouette! (je suis une ancienne phobique des piqures). J’ai eu la chance de n’avoir besoin que de deux séances, à un mois d’intervalle. De la chance, parce que oui, ça a été très efficace mais aussi et surtout parce que j’ai douillé ma race (et foi de moi, je ne suis pas une chochotte).
Le principe est très simple: le médecin injecte la solution tout le long de la cicatrice, juste sous la peau. Quelques semaines plus tard, on observe les améliorations et on voit si ça nécessite une autre séance de torture d’injections.
Sur ma cicatrice les évolutions ont été très rapides et significatives. Elle s’est complètement aplanie et assouplie. Elle reste rouge, mais j’ai toujours l’infime espoir que le temps fasse son oeuvre. (Le temps, si tu m’entends!)
Quand j’ai vu le résultat en deux mois, je me suis dit que j’avais été bien conne de ne pas l’avoir fait avant, car plus qu’une question esthétique, c’était surtout pour moi une question de confort. Sous mes sous-vêtements je ne la sens plus, sous la douche je n’y fais plus attention, chez l’esthéticienne on n’y fait plus gaffe non plus.
Elle s’est fondue dans ma peau, elle est toujours là, elle fait toujours et même encore plus partie de moi, mais elle sait se faire oublier quand il le faut.
En discutant avec les copines, je me suis aperçue qu’il y avait une espèce de désinformation, voir de tabou sur le sujet… du coup cet article, j’y tenais beaucoup. Parce que le rouge à lèvres et le vernis à ongles ça aide à être mieux dans sa peau et à se sentir jolie, mais que se qui se passe sous nos slaïpes, ça y fait beaucoup aussi.
Alors, si ta cicatrice ne te semble pas « normale » n’hésite pas à en parler à un dermatologue, les injections sont entièrement remboursées par la sécurité sociale et même si ça fait un peu mal, dis toi que ce n’est que deux ou trois sales minutes à passer, pour dans ton tanga retrouver la sérénité ^^
Si ça peut aider…

On s’en rappellera de cette foutue guerre.