Quand on devient parents, la vie de couple est un peu chamboulée (attention: ceci est un euphémisme). En vrai c’est le gros merdier, sans aller jusqu’au baby clash, que certains d’entre toi peuvent subir de plein fouet, je pense ne pas trop me tromper en affirmant que pour la plupart c’est un passage un peu compliqué.

Ce petit bébé tout beau, tout neuf, il prend énormément de place entre un papa et une maman. Il suffit qu’en plus ça tombe sur une maman un peu flippée de la laïfe (suivez mon regard) et un papa un peu jaloux (suivez mon regard) et ça peut vite partir en cacahuètes.

Avant bébé, c’est beau, c’est le big love, c’est amour toujours JTMPQT4EVER. On sort, on va au resto, au ciné, chez les potes. On se fout de l’heure à laquelle on va rentrer, on va se coucher ou on va se lever.

Les gens bien attentionnés te diront « Mais faut pas s’arrêter de vivre parce que maintenant vous avez un gosse hein! » Et moi j’ai juste envie de leur répondre un truc hyper constructif du genre « gnagnagnagnagna! ». Mais gardez les, vos conseils à la noix bordel, vous les gens bien, qui en avez chié autant que les autres mais qui cachez un secret encore mieux gardé que la recette du nutella.

Non, bien sûr que non, on n’arrête pas de vivre quand on devient parents mais on commence une autre vie, c’est différent. Il faut réapprendre à s’accorder du temps, à s’aimer devant nos enfants et à s’aimer une fois qu’ils sont couchés. Pour les sorties, c’est vachement moins spontané, tout devient organisé et minuté.

Alors il n’y a pas vraiment de recette miracle pour reprendre ses marques et pour ménager sa monture sa moitié. Il faut partager son temps, parce qu’un enfant ça a tantôt besoin de sa maman, tantôt de son papa, tantôt des deux. Le NOUS il passe souvent après tout ça. Le NOUS il patiente toujours un peu, il attend que le biberon soit donné, que la couche soit changée, que les yeux soient bien fermés et le NOUS s’étiole. C’est normal…

Ce flottement pourra être plus ou moins long, le temps de retrouver ses repères, de repenser à nos sentiments amoureux, le temps de remarquer qu’on se manque un peu. Parce que les jeunes parents s’aiment mais qu’ils ne le savent plus, il faut leur laisser le temps de s’en rappeler.

Alors les papis, les mamies, les oncles, les tantes, les amis, les nounous deviennent de puissants alliés. Les jeunes parents arriveront un jour à confier, non sans peine, leurs petits greffons et loin des problèmes de tétines et de doudous les parents pourront avoir des préoccupations d’amants.

Le temps d’une soirée, le temps d’un week end, être deux, improviser, retrouver les réflexes d’amoureux, les gestes qui font de nous un couple. On s’amuse, on rigole comme des ados, on profite du temps imparti même si nos pensées divaguent un peu vers le couffin d’un tout petit. Et ça ne sera pas gagné pour autant.

Il va falloir se méfier de la routine, cette pétasse, qui s’insinue très vite dans notre quotidien. Le boulot, le bain, la bouffe, la téloche, les lessives et rebelotte le lendemain. On le sait et pourtant on s’y fait tous piéger. Alors il ne faudra pas hésiter à réitérer, à déléguer pour quelques heures nos hautes fonctions parentale pour cultiver le NOUS.

Amis parents, dimanche dernier, moi et l’Homme nous sommes allés au resto, au bowling et au ciné, un truc de dingo, ce dimanche on n’a même presque trouvé aucun prétexte pour s’engueuler, un truc de foufou j’te dis. Amis parents, les week-ends sans enfants, c’est bon, mangez-en!