On est si peu de chose et nous sommes pourtant capables d’amour, capables d’amour pour nos semblables mais aussi pour des petits êtres poilus et fidèles qui nous le rendent bien.

On est si peu de chose et pourtant, quand on vieillit d’une année, nos fidèles boules de poils passent d’une décennie à une autre sans sourciller.

On est si peu de chose et pourtant le temps passe vite, tellement vite que finalement on n’a pas vraiment le temps de profiter d’eux qu’ils sont déjà vieux.

J’avais toujours voulu un chien et pendant des jours, des mois, des semaines, j’ai tanné mes parents: « Je veux un chien, je veux un chien, je veux un chien… ». Je n’avais pas 5 ans et demi, non, j’en avais 17. Et elle est arrivée chez nous notre jolie demoiselle labrador. Adorable et malicieuse, câline mais toujours la poudre d’escampette au bout des pattes.

Treize ans et demi se sont écoulées et nous voilà bien démunis… Chouquette aussi, elle qui aimait lui gratouiller le dos, poser sa main sur sa truffe et lui dire avec sa p’tite moue des grands jours « ouh t’es mignoooon ».

Hier, chez Papi et Mamie, elle n’était plus dans sa niche. Elle l’a appelé, une fois, deux fois, on lui a dit qu’elle n’était plus là, qu’elle était partie… Une fois toutes les deux sur le chemin du retour, je lui ai expliqué:
« -Tu sais elle est partie, elle ne reviendra plus chez Papi et Mamie
– Oh non… elle a disparu?
– Oui c’est ça ma chérie, elle a disparu… »

Des petites gratouilles à travers le grillage pour rassurer la mini chouquette, elle était « doux ».

 {Au revoir ma toutoune en espérant que le paradis des croquettes pur boeuf, des ballades sans fins, du grillage à machouiller et des gratouilles sur le popotin existe. J’te love…}