J’aime l’ambiance des soldes! Dans une autre vie j’ai été vendeuse de prêt à porter et depuis, cette période m’évoque toujours cette petite montée d’adrénaline, cette hyperactivité, la recherche du précieux, l’amour des étiquettes.

En plus j’ai du bol, les soldes ça commence toujours un mercredi mais le mercredi je ne suis pas libre comme l’air… non, non, le mercredi je suis maman au foyer. Du coup, projeter d’emmener ma chouquette dans cette foule en délire ça demandait un poil de réflexion et d’organisation.

Alors hier matin nous sommes parties tôt. Ma chouquette m’a demandé si nous allions chez nounou (à sa façon, je te rappelle qu’elle n’a que 18 mois et que le sujet/verbe/complément c’est pas encore pour maintenant) et je lui ai répondu qu’on allait se promener et faire les boutiques! (hiiiiii!) (hum, hum…)

Nous partons donc en direction d’un des centres de magasin d’usine de l’agglo troyenne. Sur la rocade il y a déjà une camionnette de la DDE nous annonçant fièrement un risque de « bouchon », et rien que ça c’est assez révélateur de ce que peuvent représenter les soldes par chez nous. Nan mais des bouchons à Troyes quoi! le délire!

Une fois aux abords du centre je commence à moins faire ma maline en voyant les voitures déjà garées sur les ronds points et les accotements. Ça bouchonne pour rentrer… finalement des petits bonhommes, avec gilet fluos de rigueur, nous indiquent un endroit où nous garer: sur un talus enherbé et boueux donc. Le parking était déjà plein à craquer… manquerai plus que j’esquinte la maman-mobile et là c’est le divorce assuré!

Dépliage de poussette, installation de la chouquette et c’est parti! Les magasins s’enchainent, il y a foule et je commence à farfouiller pour trouver la bonne taille, le bon coloris…  je donne à ma chouquette un joujou qui clignote et qui fait du bruit histoire de l’amuser cinq minutes.

Donde esta la Chouqueta?

Sauf que les files d’attente pour passer en caisse sont énormes et que, coincée dans sa poussette, il y en a une qui commence à criser et à tester la portée de ses cordes vocales. Je dégaine la Pom’pote et j’arrive à obtenir 2 minutes 30 de silence (purée ils avalent ça à la vitesse de l’éclair les mômes). Plus tard je n’aurai même pas honte d’entonner à tue tête la chanson du « petit lapin » qui s’est caché sous un chou… »coucou coucou », voilà, voilà… pour la faire patienter.

Dehors on entend les annonces micro, quelques voitures mal garées, les ventes flash et autres promos et un autre truc qui m’a bien fait bidonner. L’animateur conseillait aux personnes venues accompagnées de donner un point de rendez vous à leurs potes/ conjoint /belle-mère bien défini car dans quelques instants le réseau mobile serait complètement saturé. Et ouai y’a tellement de people dans les parages qu’il en devient impossible de s’envoyer un simple sms!

Sinon on a rencontré des gens très sympas, des gentilles dames qui ont ramassé le bonnet de ma chouquette ou qui lui ont tapé un peu la discut’ et aussi des gens très très cons genre « j’ai plein de fric, je viens de loin exprès et je ne parle pas aux pécors ». Il faut de tout pour faire un monde… Bref on ne nous a quasiment pas bousculé la poussette, c’est plutôt nous qui foncions dans le tas en fait.

Et puis il est vite arrivé le temps où il ne fallait plus abuser de la patience de ma chouquette. Nous sommes vite parties retrouver la maman-mobile, j’ai déchargé la poussette de tous nos trésors et je suis sortie délicatement de ma place de parking sauvage.

Hier soir, toutes les deux, nous avons fièrement montré notre butin à l’Homme. Telle mère, telle fille… Je crois qu’on a encore de belles premières journées de soldes à faire ensemble avec ma petite modeuse, celle qui a choisi son manteau pour l’hiver prochain (une jolie doudoune Catimini), à grands coups de « whaou! ».