Il me manque quelque chose, il me manque quelqu’un. Il me manque un bébé dans ma vie.
C’est comme ça, je n’y peux rien. L’envie d’un deuxième se précise petit à petit, j’oserai même dire que l’envie irrépressible se transforme peu à peu en besoin.
Et pourtant j’ai tout pour être heureuse. Je vis dans une jolie petite maison, j’ai un mari qui me supporte (il a du faire un truc de mal dans une autre vie avant de se réincarner en Boubou), une magnifique petite fille, un métier, du maquillage plein mes tiroirs, une famille au top, des copines complètement barrées, un blog où il fait bon délirer et des lecteurs adorables.
Alors quoi? Alors qu’est-ce? C’est hormonal? C’est viscéral? Ça se situe où? Dans le coeur? Dans la tête? Dans les tripes?
Et ça dépend de qui? De mon mec? De dame nature? De la chance? De l’alignement de Mars avec Vénus?

C’est si aléatoire, c’est si incertain… est-ce que, justement, ça ne rendrait pas l’envie encore plus intense?

Tu l’auras compris je suis un pleine perplexitude. Tiraillée entre mon horloge biologique et les mensualités de notre crédit immobilier. Faut il laisser place à la nécessité d’aimer ou à la raison? Faut il toujours et encore poursuivre la phase de négociation? Faut-il sans cesse peser les pour, toujours plus lourds? A partir de combien de bébés ça s’arrête?

Je crois que c’est vrai, il y a vraiment des raisons que la raison ignore et des bébés pas encore germés qui prennent une place de foufou dans le coeur de leurs parents.

Mon épreuve de philo à moi: Fait-on des enfants pour nous ou fait-on des enfants pour eux? Ma Chouquette est formidable, je ne veux que son bonheur et je lui souhaite sincèrement de connaitre la joie d’avoir un petit frère ou une petite soeur.