Ce lien si étroit entre une maman et sa bébé, est-ce qu’il laisse un peu de place au papa pour créer le sien? Dur dur de se faufiler entre une maman rocher et un bébé moule… Faute de cordon ombilical, de lien physiologique, de congé maternité sans parler de l’allaitement pour les mamans allaitantes… il faut au papa, de la patience, de l’endurance et du courage pour construire cette connexion avec bébé.

L’Homme est intarissable quand il s’agit de parler de notre petinous. Il a été le premier à lui donner son bain (pour cause de maman H.S. qui n’avait pas droit de lever son popotin) et il a pris son rôle très à coeur. Il a pris le relais lors des journées de pleurs non stop, s’est relevé la nuit, a tout de suite voulu savoir comment s’en occuper. Tout ça lui a paru super naturel et c’était pas pour m’aider, non! c’était pour s’occuper de sa fille, c’était sa manière à lui de devenir papa.

Bien sûr il y a des points où ses capacités de super parent pêchent un peu, comme pour faire les repas ou composer la tenue du jour: il préfère clairement m’en laisser l’exclusivité (sous peine de se retrouver avec un bébé clown nourri aux chips et au siflard), quitte à lui donner à manger et à l’habiller après. Mais on s’en fiche c’est pas ça l’important! L’important c’est qu’il s’implique dans le quotidien de bébé.

L’Homme n’est pas ce qu’on nomme un « nouveau père », je hais ce terme qui ne veut rien dire et qui dénigre beaucoup le rôle de nos papas à nous et stéréotype un rôle de « papa à tout faire ». C’est juste que la vie évolue, que les papas prennent plus de plaisir à s’occuper de leur progéniture, que les mamans sont moins disponibles, qu’elles les « poussent » un peu plus à mettre la main à la pâte et que les bébés ont toujours autant besoin qu’on s’occupe d’eux. Chez nous, chacun reste dans son domaine de compétence… vous aurez donc compris que la mode et la cuisine c’est pas le truc de chouchou… Bref peu importe la façon de passer du temps avec son bébé, le principal c’est d’en passer un max!

Ma bébé n’est pas toujours fairplay et réclame souvent mes bras quand elle est dans ceux de son père, mais dès que je m’éclipse, la complicité est bel et bien là. Sur le plan mathématique, je passe beaucoup de temps avec elle mais je n’y suis pas toujours à 100% parce que j’essaie d’assurer tout un tas de trucs en même temps. L’Homme aura cette principale qualité de  s’occuper d’elle à temps plein quand je ne suis pas là (et de trouver une bonne excuse pour ne pas avoir pu passer l’aspi).

Mais le principal obstacle sur le chemin de papa reste quand même la maman, celle qui s’accapare un peu beaucoup bébé, qui ne veut pas trop déléguer, qui ne laisse aucune place à l’improvisation et à l’initiative. Ben oui, on est un peu comme ça nous, les mamans, pendant les premiers mois, un peu la tête dans le guidon, un peu en mode robocop et puis ça se tasse et on laisse un peu plus l’Homme faire comme bon lui semble pour la prunelle de (nos) ses yeux.

J’aime quand l’Homme parle de ma bébé en disant haut et fort « ma fille ». Il en est tellement fier que même si elle ne lui rend pas toujours, je sais que notre petinous aime son papa d’amour à la folaïïïïe.