J’ai toujours aimé les nouvelles technologies. Je me suis intéressée très vite au premier magnétoscope et au premier micro-ondes qui ont franchi le seuil de la maison familiale (tu peux te marrer toi la meuf des 90’s mais pour nous les vieux, c’était une vraie révolution). Je ne te parle même pas de mon premier radio-cassette ou de mon walkman auto-reverse, sinon tu vas me faire des gros yeux ronds.

Je suis vieille, c’est un fait et bientôt je vais passer du côté obscur de la force…ouai dans deux mois j’aurai 30 ans.

Un truc par contre qui me fait rester jeun’s dans ma tête (et dans mon corps) c’est mon téléphone portable ou si tu préfères mon mobaïle (poke Benjamin C.) Le premier que j’ai eu ressemblait à une télécommande en plus épais et en plus moche. Il avait une antenne et pesait le poids d’un grille pain mort… Bien sûr je n’avais pas de forfait (ouh le truc de riche), il fallait que j’achète des cartes pour le recharger. Ah! cette époque bénie où chaque sms était compté et où chaque unité était précieuse… Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitreuuuuuu!

Maintenant j’ai un smartphone (woop woop!) et c’est devenu mon meilleur pote… non, en fait, c’est pire que ça, c’est devenu mon deuxième cerveau, mon troisième bras (hin hin), ce téléphone m’a complètement aliéné. J’en suis accroc, je ne fais plus un pas sans lui et maintenant je vais même aux toilettes avec (poke les #BMDC).

Ça a pris une ampleur que je n’aurai jamais imaginé. Dans un premier temps, ça a été photos, mms et facebook à gogo. Ensuite Chouquette est arrivée, est allée chez nounou et l’idée de me séparer, ne serait-ce que quelques instants, de mon précieux s’est révélé être une vraie torture.

Avec le blog ça s’est carrément empiré. Ce petite appareil c’est celui qui me permet de rester connecter au reste du monde. C’est celui qui me permet de m’évader de mon fucking bureau où tout est tellement triste et ennuyeux. Du coup, je me suis prise au jeu et je ne me lasse pas de faire joujou avec ma boite mail, FB, Twitter, Instagram et compagnie.

Le deuxième effet kiss cool c’est de se couper un peu trop de mon environnement proche. On est là, à tapoter sur son écran, avec un sourire béat, des mots qui viennent et les doigts qui ne suivent pas à les retranscrire, pendant qu’autour de nous, ça vit, ça parle, ça bouge. Cette étrange sensation d’être en contact avec la terre entière, et en même temps d’avoir loupé un wagon quand il s’agit de participer à une conversation IRL.

Bref le diagnostic est tombé, je suis nomophobe de l’english « no mobile phobia ». Ouai ça claque… un peu comme l’expression « baby blues », ça a du être inventé par des marketeux peu scrupuleux. C’est mode, c’est tendance, c’est… tout pourri.

Tu vois là, en même temps que j’écris, je suis en train de checker mes mails. C’est affreux, je ne sais plus m’en passer, ma seule hantise, c’est de tomber en « low battery »… tellement que quand je dois prendre le train et que je vois s’approcher un TER équipé de prises électriques, je suis joie! (tu vois un peu l’ampleur des dégâts?)

Moi je veux bien me détacher un peu de mon téléphone, mais ça voudrait aussi dire me détacher un peu de toi, de vous, et à ce sujet, j’ai 5 ans: c’est non, non et non! Alors à moins que tu dégotes les 06 des docteurs House, Mamour et Glamour, je ne vois pas comment je vais pouvoir lâcher mon smartphone chéri.

Keep calm and keep in touch!