La semaine passée, j’ai du prendre une semaine de congés pour garder Chouquette. L’Homme ayant des obligations professionnelles méga relous, j’ai du gérer toute seule… et autant te mettre tout de suite dans l’ambiance en te disant que j’en ai chié!

Alors oui je n’en ai qu’une, oui elle n’a que 21 mois mais pendant cette fameuse semaine j’ai eu l’impression d’être plutôt une dompteuse de fauve qu’une maman au foyer.

Après l’apparition du « non », devenu très récurrent depuis ses 18 mois, nous avons désormais droit à une variante: le « mais nooooon ». Le « mais nooooon » est dit avec une telle nonchalance qu’il arrive à anéantir le peu d’autorité que tu avais tenté de mettre dans le ton de ta voix. A chaque « mais nooooon » j’entrevois l’ado qui sommeille en elle et ma patience s’amenuise. Elle nous le sort à toutes les sauces, en réponse à chacune de nos questions, par principe, même si dans l’absolu elle l’aurait bien voulu cette compote.

Chouquette déménage la famille Barbapapa dans l’allée centrale du magasin

Et puis, avec le « mais nooooon » s’est accéléré le phénomène du « cé à moi ça! ». Alors autant le « non », on en entend parler, on s’y prépare, on s’y attend, on essaye de se blinder, autant avec le « cé à moi ça! » on a vite été dépassés. On ne sait pas trop comment réagir face à ce petit démon qui nous chipe tout des mains à grands coups de menton et de « cé à moi ça », le regard rempli de défi. Alors on lui explique, que oui ce livre de T’choupi, il est à elle, mais que ce carnet de chèque, il est à nous… mais elle n’a pas l’air super convaincue et elle récidive à longueur de journée.

Saupoudrez le tout d’un soupçon d’hyper nervosité, d’une énorme demande d’attention, d’une capacité à trouver toutes les bêtises improbables et inimaginables à faire dans une maison plutôt bien rangée (ahem!) et vous obtenez une semaine de vacances qui n’en aura que le nom et pas du tout la saveur.

Tu fais quoi Chouquette? « di bétises! »

J’ai repris le boulot et je suis cuite, cette petite nana, haute comme trois pommes m’a achevé. Et tout ça n’aurait pas été si drôle si elle n’avait pas commencé à mener une lutte sans merci contre le sommeil. L’endormissement est devenu une épreuve, chaque soirée a son lot de suspens et de nerfs qui craquent… bref en surnommant ma princesse « Chouquette la terrible » il y a quelques mois de ça, je ne pensais pas l’appeler « la si bien nommée » aujourd’hui.

Du coup on essaie de se fatiguer un max en courant après le « ballone » dans le jardin

Ca se sent là, que je suis un peu borderline? J’ai l’impression d’être Monica Geller avec sa grosse veine prête à exploser. Je pense à demain et j’en ai presque un spasme à la paupière droite, je pense à ce soir et j’ai envie de me descendre un pot de nut’ à la grosse cuillère, histoire de souffrir d’une méga crise de foie plutôt que d’un ulcère.

Chouquette, pour ma santé mentale et celle de mes tympans, s’il te plait, pas trop longtemps hein la crise des deux ans? Ah cette période d’opposition c’est vraiment une période moisie… Foi d’Amélie!