Certainement comme la plupart d’entre toi, je ne me suis vraiment penchée sur le cas de l’homéopathie qu’une fois que je me retrouvée à porter en mon sein, une petite vie. Il m’a fallu trouver un moyen de soulager mes bobos tout en évitant les médicaments, dits « classiques », qui comportent une multitude de contre-indications pour les futures mamans.

J’ai parfois été très déçue, mais aussi étonnamment surprise par l’efficacité des traitements. (Autant qu’avec des médicaments traditionnels en y réfléchissant bien.) Mais je n’ai jamais renoncé à utiliser les granules et autres préparations homéopathiques, que ça soit pour moi ou pour ma fille car j’y voyais plus d’avantages que d’inconvénients. D’ailleurs mon médecin, ma sage femme ou son pédiatre, nous ont tous, à un moment ou à un autre, dirigé vers l’homéopathie.

En répondant à l’invitation des laboratoires Boiron au mois de juin, j’y allais déjà plutôt convaincue et adepte. Les idées reçues, ce n’est pas trop mon truc, j’aime bien voir de mes yeux et rencontrer les personnes qui jouent un rôle conséquent dans notre quotidien sans qu’on s’en rende vraiment compte.
A Lyon, j’ai donc vraiment compris ce qu’on appelait l’homéopathie! (J’ai aussi appris ce qu’était les traboules, le coussin de Lyon et la cervelle de canut mais ça c’était plus la partie touristique et gastronomique de ma petite épopée). Lyon est une ville magnifique, très accueillante et pleine de trésors. Il me tarde d’y retourner.

Mais revenons en à nos granules… Comme moi tu dois connaitre l’homéopathie sous forme de granules. Mais pas seulement. Il y a aussi des sirops, des pommades, des comprimés… Bref, ce sont des médicaments. D’ailleurs je vous ôte tout de suite d’un doute: je ne crois pas en l’homéopathie! Je n’y crois pas parce qu’il n’est pas du tout question de croyance là dedans. Les médicaments homéopathiques sont le résultat d’une dilution de substances végétales, animales, minérales ou même chimiques. Point de marabouts ou de sorcières dans les labos, mais des pharmaciens et des laborantins oui. Les principes actifs présents dans chaque dilution sont ce qu’ils sont, ils sont efficaces quand ils sont prescrits à bon escient et qu’on respecte les prescriptions de médecins homéopathes ou de pharmaciens formés. Y’a pas de mystères, pas de débats inutile à faire, il faut peut être le voir pour ne pas y croire mais pour le savoir!

En tout cas, c’était bel et bien le but de ma rencontre avec les principaux acteurs de cette entreprise qui aime ouvrir ses portes pour les laisser nous expliquer, avec passion, leur métier. Je ne vais pas t’abreuver de termes techniques, mais crois moi, Rome ne s’est pas faite en un jour et les granules d’arnica qui vont aider le genou du petit dernier à guérir d’un vilain hématome non plus! Il faut 16 jours pour fabriquer un granule: 16 longs jours depuis l’arrivée des matières premières au labo, jusqu’à sa mise en tube.

De la fleur d’arnica, par exemple, sera extraite une teinture mère qui sera diluée et dynamisée. Elle va être diluée avec de l’alcool à 70° et subir 150 secousses en 7 secondes pour assurer une dilution parfaitement identique aux précédentes et aux suivantes. Le taux de dilution s’exprime en CH (Centésimale Hahnemannienne), c’est ce qu’on retrouve inscrit sur nos petits tubes. Le nombre mentionné devant le CH correspond donc au nombre de dilutions effectuées, c’est pour cela que pour un même nom de produit, on peut retrouver différentes dilutions en pharmacie. Chaque dilution est réservée à une pathologie et une prescription précise.

Les granules, à la base, sont fabriqués à partir de saccharose à 85% (du sucre) et de lactose à 15% (issu du lait). Le procédé de fabrication est une dragéification, qui prendra 14 à 16 jours. Les granules feront ensuite l’objet d’une triple imprégnation qui permettra aux principes actifs de la dilution de pénétrer au coeur.

Tout ça pour te démontrer, que, non, ce n’est pas de la poudre de perlimpinpin à l’intérieur, que ce n’est pas juste une bibille de sucre agglomérée, que toucher un granule n’altère pas son efficacité puisque, la dilution, elle n’est pas juste dessus mais partout dedans.

On m’a montré tout ça. Les étapes de la dilution, la fabrication des granules, leur imprégnation ou encore comment sont confectionnés les comprimés et comment ils sont contrôlés et emballés. Le site situé à Messimy est hyper sécurisé. Nous avons été au top de la glamouritude avec nos blouses et nos charlottes. Mais tout cela est plutôt rassurant. Je suis rassurée de voir que tout est contrôlé, que tout est sous atmosphère protectrice, que les gens qui y travaillent sont pour la plupart des professionnels de la santé.

Pour rappel, les granules sont remboursables quand ils sont prescrits par des médecins ou des sages femmes. Sinon le prix d’un tube est toujours aux alentours de 2€ et est resté inchangé depuis des années pour que l’homéopathie reste accessible au plus grand nombre et se démocratise. Elle reste une façon de se soigner sans risques pour les femmes enceintes, les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes âgées. Elle s’adresse à tout le monde sans différence d’âge ou de poids.

Je ne sais pas s’il existe des granules du bonheur mais en tout cas chez Boiron tout le monde a le sourire et est fier d’y travailler. Merci à Christian Boiron, directeur général, et à tous ses collaborateurs de nous avoir ouvert les portes de leur site, de nous avoir expliqué leur métier et leurs ambitions en toute transparence, et de nous avoir expliqué avec des mots simples toute cette science de l’homéopathie, dont nous avons tous quelques tubes dans nos tiroirs pour soigner nos petits bobos et autres maladies.