La patience on l’a combien de temps?
La patience, moi je vois ça un peu comme un chewing gum qu’on étire, qu’on étire… Y’a plus qu’à espérer qu’il n’ait pas été mâchouillé trop longtemps.
Finalement de la patience, je ne sais pas si j’en ai, ou si je crois en avoir… en fait j’aimerais bien me dire que j’en ai. Je refuse de souffrir de cette attente encore. Je refuse de subir encore.
Je sais pourtant à qui faire appel, je pourrais me dire qu’en commençant maintenant je gagnerais un peu de temps. Mais je reste là, complètement passive, je veux être un roc et que le temps glisse sur moi. La vérité? Je suis une brune en mousse, complètement poreuse et le temps me ronge.
Le temps m’en veut, le temps a décidé de me faire bien chier. Comment savoir si le plus long dur est passé? Je ne sais pas, alors j’écris, j’extériorise un peu là pour ne pas le faire chez moi.
De cette attente, lui et moi en avons déjà souffert, de mon impatience et de mon taux d’hormones fluctuant, il n’a pas été épargné. Aujourd’hui la donne a changé, je ne dois pas penser qu’à ma petite personne, tout ça ne doit plus m’atteindre, ma petite fille compte sur moi.
Si je mettais vraiment tout ce qui était en mon pouvoir en marche, je m’effriterais, je le sais. Il me faudrait calculer, y penser, au moment des traitements, au moment des examens, au moment des câlins. Tout ne redeviendrait que mécanique et ça me briserait, encore.
Et puis, ça me prendrait tellement d’énergie et de temps, que je donnerai pas à mes deux amours déjà présents. Je ne veux, pas, je ne peux pas, je ne dois pas.
Alors , serais-je patiente encore longtemps?
Je crois que si je commence à en parler, c’est que ça commence à être dur à supporter.
Quelqu’un aurait un malabar à me passer?

(il me fallait bien une illustration et je me suis dit qu’un peu de chocolat ça serait sympa)