Ma bébé n’était encore qu’un petit zigouigoui au sexe indéfini quand je me suis demandée quel mode de garde on choisirait pour elle quand je reprendrai le travail. J’habite la cambrousse et le fait de choisir une nounou plutôt que la crèche s’est vite imposé. J’avoue que j’ai eu du mal à me mettre à chercher la personne qui garderait mon bébé alors que j’avais encore du mal à réaliser que j’allais être maman. Je venais de passer l’échographie des 12 sa (semaines d’aménorrhée pour les néophytes) quand j’ai commencé à me renseigner sur le nombre d’assistantes maternelles qui exerçaient dans ma jolie (ou paumée c’est comme on veut) commune. J’ai trouvé ces renseignements sur le site internet du conseil général de mon département, j’avais les numéros de téléphone mais j’avais du mal à franchir le pas…ces noms et ces numéros ne m’en apprenaient pas plus sur les personnes qui se cachaient derrière et j’avais peur de me lancer…Ça me semblait trop tôt pour être si vite confrontée à ma vie de maman organisée alors que j’étais à peine serrée dans mon slim.

Et puis ma collègue, qui a une maman assistante maternelle dans un village voisin, m’a dit que pour la rentrée prochaine les places étaient déjà chères… elle ne me pressait pas mais me conseillait de bouger mon derrière fissa! Sachant que je voulais faire garder notre bébé-d’amour-chéri dès la fin du mois d’octobre il a fallu se lancer dans la quête de l’introuvable: ZE nounou. Plusieurs hésitations et une petite annonce plus tard, j’étais décidée à dégainer mon téléphone.

Cette petite annonce elle m’avait plu, elle était bien rédigée, sans fautes d’orthographes (rigole pas c’est vachement important), il y avait une jolie photo avec des bébés tout choupis et les renseignements donnés correspondaient à mes attentes (oui je devrais dire « à NOS attentes » mais faut dire que là dessus je me suis un peu dépatouiller toute seule). En lisant cette annonce je me suis tout de suite dit que cette personne avait pris un soin particulier à l’écrire et à l’illustrer, qu’elle avait l’air d’avoir une certaine éducation et son style d’écriture m’évoquait quelqu’un d’avenant (un peu fun, moderne mais sérieuse quoi!). Maintenant que j’avais moins peur et qu’il me semblait en avoir déjà un peu appris sur elle, j’ai composé le numéro.

J’ai gardé un très bon souvenir de ce premier contact où après un échange super détendu (enfin elle beaucoup plus que moi…tu penses bien), elle m’a proposé de venir la rencontrer chez elle avec l’Homme pour voir si on kiffait ou pas. Le jour du rdv, on se pointe, l’homme n’était pas chaud, comme moi ça le tentait moyen de s’investir déjà autant dans cette vie de parents qui ne nous semblait pas encore bien concrète.  Les sourires de l’assistante maternelle et de son mari nous acceuillent, ils nous font visiter leur chez eux, nous parlent de leurs enfants et je suis un peu gênée de m’immiscer dans l’intimité de ces personnes que nous connaissons à peine. Et puis je me dit que pour faire un choix il va bien falloir que j’analyse un peu ce qui m’entoure: la maison est super clean, j’adooooore la déco (nan mais ça aussi c’est vachement important), il y a des dispositifs de sécurité et du matériel de puériculture. L’assistante maternelle me montre le petit lit  dans lequel bébé-d’amour-chéri fera ses siestes si nous la choisissons (mon petit coeur se brise à l’idée que la nounou est toute équipée, qu’elle pense déjà à tout alors que nous on n’a encore rien acheté, mais rien de rien… un genre de superstition tu vois). Ensuite viennent les questions pratiques sur le tarif, le contrat, l’inscription à pajemploi, les affaires à fournir… Le temps passe vite, nous parlons de tout et de rien, l’Homme sort deux ou trois blagues, il n’y a plus de gêne, la confiance commence à s’installer mais il est temps de s’éclipser (de faire chauffer la pizza et de mater Grey’s Anatomy). En rentrant chez nous, l’Homme est super méga emballé, moi j’émets des réserves, une sorte de marge de sécurité… je préfère réfléchir la tête froide (mode future maman super méfiante *ON*).

Plusieurs jours plus tard, on en reparle, on se demande si on compose d’autres numéros, si on doit comparer pour confirmer un choix ou pour changer d’avis. Et puis on a pris le téléphone pour rappeler ZE nounou, on avait eu le « good feeling » et franchement on ne pensait pas l’avoir une deuxième fois… tout ce qu’on avait vu correspondait à nos attentes. Au bout du fil, ZE nounou est super contente qu’on l’ai choisie parce qu’elle avait eu grave le good feeling aussi.

Trouver ZE nounou c’est avant tout l’histoire d’une rencontre, la rencontre qui nous a permis de nous exercer à cette vie de parents que nous craignions à l’époque (pauvres nullipares que nous étions) et que nous surkiffons maintenant. Pour nous ça a été vraiment facile et je remercie mon instinct car voir le sourire de ma bébé quand on la dépose tous les matins chez sa nounou, ça na pas de prix (et pour aller chez Sépho pour regonfler mon petit coeur de mummy il y a mastercard aussi).