Et oui c’est le retour des enquêtes impossibles! Le dernier mercredi de chaque mois, je te propose de mener une enquête loufoque mais utile sur tes enfants et de nous faire part de tes conclusions dans un billet. Le but? En apprendre plus sur nos mini-nous, s’amuser, en rire, partager et s’aider à survivre entre parents. T’en es?
Je pense que l’enquête du jour va te parler. Aujourd’hui on va parler de doudou… ou plutôt de l’odeur des doudous.
Le doudou ça m’a toujours un peu horripilé. Au début quand il n’y a que lui et ton bébé dans son petit lit, tu trouves ça mignon. Quand l’accusé se retrouve à être trainé par terre parce que ton rejeton commence à se mouvoir seul, ça l’est un peu moins. Quand il est baladé par monts et par vaux car l’attachement se renforce au fil des mois et qu’il faut se le coltiner partout, partout, ça devient carrément cradou.
Alors je me suis instaurée une petite règle. Va pour le doudou trainaillon, va pour le renforcement de l’immunité de toute la famille, va pour les étiquettes et les bouts pointus tout machouillés MAIS toutes les semaines, sans exception, doudou passera par la case machine à laver.
Afin que mon stratagème fonctionne à la perfection je m’étais subrepticement dotée d’un deuxième doudou identique, l’un prenant le relai après l’autre au fil des lavages hebdomadaires. Tant et si bien que nous ne savions plus distinguer l’original de la copie au bout de quelques semaines.

(doudou toujours dans la place)
Chouquette le sait, à la fin de la semaine je lui dit souvent: « Je pense que doudou aurait besoin d’un bon bain dans la machine à laver! » Et elle me répond à tous les coups: « Non y’a pas besoin, il sent bon doudou! »
Remarquant la même difficulté chez plusieurs parents pour raviver les couleurs et rafraichir la senteur des doudous, j’ai décidé de me pencher sur cet engouement mystérieux.
Les doudous puent, c’est un fait. Ils sont machouillés, reniflés, trainés et suicidés dans les flaques d’eau all day long. Nous les parents faisons de notre possible pour leur épargner de salissantes chutes et des sorties trop périlleuses à l’extérieur… sans franc succès il faut l’avouer.
Quel est donc cette puissance étrange qui colle le nez de nos marmots sur ces concentrés de puanteur? Qu’est-ce qui fait que le fumet qu’ils dégagent les rend encore plus amoureux de ces bouts de tissu? Pourquoi agissent-t-ils avec leur doudou comme des camés en manque, lorsqu’ils inspirent avec insistance la fragrance quelque peu moisie de leurs compagnons décrépis?

Qu’on ne me dise pas que l’abominable senteur de cet objet de transition leur rappelle l’odeur de leur papa et de leur maman. Ça serait impensable, heureusement que l’Homme et moi n’attendons pas que la pluie tombe pour sortir nos tahiti douche.

Je ne vois qu’une solution: l’odorat de nos tout petit n’est soit pas encore dotée de ses pleines capacités, soit pas encore assez éduqué ou encore particulièrement sélectif.

Rappelle toi l’odeur de son doudou quand ton môme te reprocheras demain matin, au saut du lit, de sentir mauvais dans ta bouche…

C’était Amélie Epicétout en direct de la casa pour une nouvelle édition d’Enquête Impossible, à vous les studios!

Ils ont également mené leur enquête: