Ma Chouquette sait parfois se faire terrible, surtout le matin. A l’heure d’enfiler le manteau et les chaussures pour partir chez nounou, c’est souvent la crise. Non pas qu’elle ne veuille pas aller chez Super nounou mais plutôt qu’elle ne voudrait pas avoir à se presser… C’est à elle de décider du moment où elle voudrait bouger son royal fessier, en fait.

Jusque là, je suis d’accord avec toi, elle a plutôt un comportement normal pour son âge et des réactions qui rappellent un peu trop souvent à notre bon souvenir ce fucking Terrible Two… le fameux, celui qui fait entrevoir à tous les parents la frontière entre le désarroi et la folie (ou en tous cas à la quasi totalité, car il demeurerait quelques chanceux que la majorité jalouserait honteusement #YaPasDjustice)

En fait ça se gâte à partir de l’instant où elle hurle, que sa bouche arrive à produire des sons inhumains, qu’elle tape des pieds, qu’elle se roule par terre, qu’elle se cogne la tête sur le sol et qu’elle nous fasse un énième mini-remake de l’exorciste. Tout ça pour ne pas que je lui enfile son manteau… Mais c’est juste une doudoune, elle ne va pas te manger! Personne n’a jamais été dévoré vivant par une doudoune Catimini turquoise il me semble non? (Le premier qui me dit que c’est parce que j’oblige ma fille à porter une doudoune turquoise et que j’ai des goûts de chiottes je le condamne à finir ses jours dans les oubliettes entre la cellule de Tal, celle de Zaz et celle de Christophe Maé, ok??!)

Bref…je m’égare… Quand il n’y a plus d’autres solutions pour ne pas accentuer notre retard que de faire une partie de baby catch, de laquelle je ressors en sueur et elle les cheveux ébouriffés (bien ouéj, toi qui venais juste de passer 15 minutes à négocier un coup de brosse à cheveux et une queue de cheval, youhou!)…, il se peut que quelques matins, ça se finissent dans les cris et les larmes (pour les deux camps) (je précise).

Et crier après ma fille, je n’aime pas particulièrement ça (ceci est un euphémisme). Elle me fait sortir de mes gonds, je perds mes moyens, je hurle et ensuite un immense sentiment d’échec m’envahit… c’est ça: j’ai crié, elle a pleuré, j’ai échoué.

Comme j’en ai marre de ne pas savoir y faire, j’ai décidé de prendre le torero par les couilles le taureau par les cornes et d’apprendre. Mes lectures sont donc, depuis quelques temps, ouvertes à d’autres littératures. Pour la première fois, je me suis autorisée à ouvrir quelques bouquins parlant d’éducation positive. J’ai remballé ma fierté (y’a que les cons qui ne changent pas d’avis après tout), j’ai laissé de côté ma connerie et j’ai décidé de me faire un avis.

Ce que j’y lis me plait, bien que je n’ai pas encore trouvé le moyen de mettre en pratique les conseils que j’y puise, je prends note de choses qui me paraissent pourtant évidentes mais que j’avais besoin de lire. Dans ces livres on ne nous dit pas ce qu’on doit faire, on nous donne des pistes. A nous de devenir les parents que nous devons être pour nos enfants car ils sont tous différents. Tout un concept: j’adhère!

Je n’en suis qu’au début de cette rehab, j’en espère beaucoup, je voudrai éviter ces crises affreuses qui nous foutent toutes les deux en rogne de bon matin. Je voudrai qu’on se comprenne et qu’on se supporte un peu mieux dans ces moments là. Je voudrai donner à l’Homme les quelques clés qui m’auront aidé à déverrouiller les portes de l’incompréhension. 

Je voudrai devenir une #BadMother un peu moins bad.

#BadMother c’est tous les vendredis chez Maud et Emma.