Une nuit pourrie ça commence souvent par une soirée merdique…ouai y’a souvent un lien de cause à effet.
Les signes annonciateurs d’une nuit pourrie sont souvent ceux là:
« – tiens ma chérie t’as le nez qui coule…

– pourquoi tu veux rien manger? c’est pas bon ce qu’elle te fait ta maman-chérie-damour?

– arrête de chouiner!

– va avec ton père, mes tympans font une pause »

La nuit pourrie elle commence généralement aux alentours de minuit, l’heure du premier réveil, l’heure ou toi tu t’assoupis, l’heure où tu devrais faire un joli rêve avec Hugh Jackman en guest star.

La nuit pourrie c’est souvent à base de nez bouché, de torture de bébé au sérum phy, de mordouillage intensif de doigts et de doudou.

La nuit pourrie c’est avec un bébé dans ton lit qui veut tout faire sauf dormir aka te tirer les cheveux, faire des bonds comme un lapin sous exta, te mettre un coup de coude dans l’oeil, jeter ton oreiller par terre, paumer son doudou tout degoulinant sous ta couette.

La nuit pourrie elle se passe en plusieurs épisodes, avec des temps de répit de 3/4 d’heures et à moins de pratiquer le sommeil polyphasique like a légionnaire, y’a peu de chance que tu puisses te rendormir avant le prochain round.

La nuit pourrie elle te fait déployer des trésors d’ingéniosité pour essayer de rendormir ton gremlins: tu dégaines l’homéopathie, le doliprane, tu lis son histoire préférée, tu fais tourner la veilleuse ou le mobile en boucle, tu chantes, tu fais des papouilles, tu sors en slip dehors pour aller chercher le cd préféré de sa majesté, qui est resté dans l’autoradio.

Bref la nuit pourrie elle se terminera avec le décès prématuré de ton réveil parce qu’à l’heure fatidique tout le monde dormira bien, enfin!

R.I.P.

Bref, le lendemain t’auras plus qu’à invoquer les dieus du café et de l’anti-cernes pour qu’ils te viennent en aide.

(toute ressemblance avec des faits ayant réellement existé ne serait que purement fortuite = parce qu’en vrai j’avais pas de slip)