Et oui! ça faisait bien trop longtemps qu’il ne m’avait pas fait sortir de mes gonds! Je te jure que cette fois-là, j’ai encore eu des idées à base de batte de baseball, d’arsenic et de poil à gratter.
Pour comprendre il faut que je te fasse un petit flash back à la HIMYM:
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Dimanche l’Homme mettait son déguisement de gossbo pour aller à la manoeuvre mensuelle des pompiers volontaires du village. Il revient à midi, baguette et galette des rois sous le bras, so frenchy mon Boubou! L’après midi ça sera glandouillage devant la télé, bataille de doudous et gouter avec papi et mamie qui sont venus nous rendre visite.
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Nous sommes lundi matin, il est 7h20, l’Homme prend ses clics et ses clacs et supplie notre Chouquette pendant cinq bonnes minutes pour avoir son bisou. Après avoir déclaré forfait, j’ai droit à mon smack et à un « à ce soir! », il se retourne pour prendre ses clés de voiture sur le petit meuble de l’entrée et là c’est le drame! Pas de clés!
S’en suit une petite engueulade made in Boubou à base de « ouai j’en ai marre, vous (comprendre moi et Chouquette: tout le monde dans le même panier, why not?) avez encore touché à MES affaires! » « de toute façon c’est sûr que c’est Chouquette qui a joué avec et qui les a planqué » « j’en ai marre! » « p****n de b****l de m****e! ».
Après ce petit cours accéléré de gros mots, il regarde Chouquette droit dans les yeux en lui demandant « tu les as mise où les clés de voiture de papa? » Forcément, elle pige pas bien le concept et elle lui fait sa jolie tête de poisson rouge.
Je propose alors qu’on se mette fissa à la recherche de ces fichues clés parce qu’on n’est pas dans la mierda! J’t’explique: la voiture de l’Homme était garée derrière la mamanmobile, toutes portes fermées, impossible de la pousser, tout le monde était bloqué…bien, bien, bien…
Monsieur commence par le placard et fait toutes les poches des vêtements portés lors des dernières 24heures, déguisement de gossbo compris. Je m’attaque à la caisse de jouets, à la ferme playmobil, aux boites à formes, aux cubes, au tas de peluches… On commence une fouille de la maison un peu plus poussée, tiroirs à chaussettes, placards, panier à linge sale et compagnie. Chouquette nous suit partout et soulève les coussins « chech, chech » Mais toujours pas de clé. Il est 8h passé, ça commence à sentir le moisi c’t’histoire…

L’objet du délit…

J’appelle mes parents, ils étaient là la veille, peut être auraient-ils pris les clés par erreur?…non, encore une fausse piste.
Changement de stratégie. Je propose à l’Homme d’appeler son taf pour qu’un gentil collègue (qui n’a pas trop le choix parce que c’est lui le chef) de venir le chercher, moi j’appelle au boulot pour dire que je prends une demi journée de RTT et j’appelle Super Nounou pour lui exposer la situation. Je lui dit qu’on sera à la bourre mais que là c’est VRAIMENT pas de ma faute et que j’amènerai la Chouquette en poussette (dans notre malheur on a la chance d’habiter à deux rues de chez elle et d’avoir un temps plutôt sec today).
L’Homme va faire un tour dehors, tourne autour des voitures, soulève le couvercle de la poubelle et jette un oeil dans la boite aux lettres au cas où des gentils lutins les auraient retrouvées et remises là. Sans succès. Son collègue et son regard amusé arrivent et il s’en va, je dépose mon monstre chez la nounou et je rentre chez moi, un peu couillonne, ne sachant pas par où (re)commencer les recherches.
Il me rappelle, c’est la loose, c’est sa voiture de service et il n’existerait aucun double des clés, si on ne la retrouve pas, on est bon pour appeler une dépanneuse… Cette journée commence vraiment à craindre du boudin.
Je reçois un sms de ma mère qui me donne des idées pour mener à bien mes recherches « panier de linge sale, habits de pompier, machine à laver…? » Elle proposera même de venir m’aider… je lui réponds que je l’appellerai quand je serai désespérée et que je serai en train de les chercher au fond d’un pot de nutella.
Ecoute moi bien: je vais passer quasi TOUTE ma matinée à remuer le moindre cm² de cette baraque sans rien trouver! Puis je décide de faire une pause « wawa » (je suis une princesse et je pète des paillettes) avant l’épreuve fatidique aka dépouiller la poubelle jetée dehors le matin même (beurk beurk beurk!). En pleine production de paillettes pleine préparation psychologique, je me suis dit que non, ce n’était pas possible, elles ne devaient pas être bien loin et que ça devait être tellement évident qu’on était passé à côté mille fois.
J’ouvre le placard, je m’attaque direct aux vêtements de pompier, et qu’est-ce que je trouve dans la poche du pantalon de gossbo? hein? Aaaaaaarghhhh! j’vais le buter!!!
J’prends mon mobaïle, et je lui annonce, très exactement, en ces termes: « Boubou ça va chauffer pour ton cul!!! ».