Pourquoi? Comment? Fort est de constater que les petits êtres humains qui peuplent nos maisons de parents ont à coeur de vivre dans un barrouf indescriptible.
J’ai tenté de mener l’enquête, de sonder les méandres de leurs esprits tortueux mais je crois avoir échoué. Je pensais naïvement qu’en trouvant la réponse à ces questions, nous trouverions ensemble une solution et que l’ordre et le vide régneraient dans nos maisonnées.
Je soupçonne juste les mômes d’avoir envie de nous faire péter un plomb, à force de répéter cette phrase, qui résonnera chaque week end dans les chambres d’enfants de France et de Navarre: « Range ta chambre! »
J’avais d’ailleurs déjà abordé le sujet dans cet article qui était censé rasséréner mon esprit une fois écrit, mais que nenni! Nous devons nous rendre à l’évidence, parents, nous échouons lamentablement. Pourtant quand nous étions petits nous n’étions pas grands nous étions aussi bordéliques qu’eux… nous avons survécu et nous sommes devenus des adultes raisonnables… ou pas. Dans tous les cas, nous qui avions autant détesté le rangement, ne l’aimons pas plus aujourd’hui et si nous sommes capables de nous forcer à ranger notre propre waï, ce n’est pas non plus pour remettre en ordre celui de nos mouflets.
La meilleure des hypothèses qui me vient à l’instant (et qui n’arrange guère ma frustration de ne pas habiter dans une des pages du catalogue Ikea)(mais si tu sais des jolies pièces colorées et bien rangées) c’est que ma Chouquette doit se sentir bien et apaisée dans son bordel! Tout le contraire de ma situation actuelle en fait. Qu’une maison vive, qu’elle ne soit pas figée dans le temps, soit! Mais que nous ne puissions même pas aller ouvrir la fenêtre de sa chambre sans risquer de s’ouvrir la plante des pieds sur le sac à main d’un Pinypon, je dis non!

(état de la chambre de Chouquette à l’instant T… situation critique mais encore gérable)
Je pense sincèrement qu’elle se sent bien dans une chambre envahie de doudous, de poupées, de puzzles et de légos jonchant les meubles, son lit et le sol… tellement que je la retrouve souvent endormie sur des cubes ou des trucs bien pointus. Et à moins qu’elle ait eu une formation de fakir en petite section, je ne vois pas de quelle manière un être normalement constitué pourrait supporter de s’assoupir sur des morceaux de plastique aux arrêtes saillantes.
Quel est donc alors ce bien être et ce plaisir qu’ils ressentent dans leur petit bazar parfaitement bien étudié? Parce qu’il y aura toujours les mêmes jouets sur le tapis, toujours la même barbie coincée derrière la porte, toujours la même peluche dans le berceau du poupon et toujours les mêmes fichues pièces de ce fichu puzzle dans ses draps.  C’est son petit monde, son repère et je crois que contre ça, à part ronchonner tous les samedis, avant l’hebdomadaire passage d’aspi, il n’y a vraiment rien à faire.
C’était Amélie Epicétout, en direct de la casa pour une nouvelle édition d’Enquêtes impossibles! A vous les studios!

Dans les studios on retrouve d’autres enquêtrices de l’impossible :