C’est l’histoire d’une fille qui a peur de prendre l’avion et qui se retrouve embarquée un beau jour à bord d’un Paris/Tokyo.
Cette fille c’est bibi. J’ai la chance inouïe d’avoir des amies extraordinaires, des amies en partie rencontrées grâce au blog mais des amies, des vraies, des qui répondent présentes à deux heures du matin quand ça ne va pas, qui t’invitent à passer un week end chez elles, qui te font des petits cadeaux, comme ça, sans raison, juste parce qu’elles pensent à toi.
Isabelle m’a offert le plus beau cadeau qu’on ne m’ait jamais fait (après ma Chouquette évidemment). Elle m’a dit « Viens je t’emmène à Tokyo! » J’ai répondu « C’est une blague? » Elle m’a répondu à son tour « Non, c’est très sérieux, tu viens avec moi, on part toutes les deux » J’ai exulté un « Hiiiiiiiiiiiiiiiii! » et le lendemain je lui ai demandé « Au fait y’a combien d’heures de vol pour le Japon? » et j’ai failli tomber dans les pom’potes.
Je suis arrivée à Roissy, j’étais pomponnée comme tous les jours, je me suis dit que j’allais testé ce fucking eyeliner waterproof sur 10000 kilomètres et armée de mon bagage cabine pimpé à la sauce old school je suis montée dans cet engin volant, que rien ne retient, à part une paire d’ailes métalliques. Le vol a été magique mais il mérite bien un billet à lui seul…
Arrivée à l’aéroport de Narita complètement décalquée, la tronche en biais mais avec un eye liner nickel, nous avons pris la direction de l’hôtel. Un hôtel super bling bling et une chambre très confortable, avec une vue magnifique, depuis le 25ème étage sur le centre d’affaire de la capitale.
A peu près 20h que je n’avais pas fermé l’oeil mais nous étions arrivés à Tokyo dans la matinée, après une bonne douche, nous avons directement enchainé sur la journée qui nous attendait. Isabelle a été mon guide dans cette ville qui ne dort jamais (un peu comme nous) et elle a réussi la mission de m’amener dans les « place to be » qui définissent au mieux Tokyo.

Et nous voilà parties pour deux jours de folie à arpenter les rues de la capitale… Tokyo c’est juste énoooorme et génialissime. On en prend plein les mirettes et plein les papilles. Ces quelques clichés de notre aventure parleront d’eux mêmes.

J’ai eu mal aux pieds, j’ai eu mal au dos, j’ai eu mal au crâne mais ça en valait la peine. La capitale japonaise vaut tous les pieds meurtris du monde entier (d’ailleurs les nanas, là bas, elles ont un peu de mal à marcher avec des talons, mais quand tu vois les kilomètres qu’elles fond à pinces dans le métro… tu compatis à leur douleur). C’est le pays des geekeries, des kawaieries, de la politesse à tout prix, des gyozas et des sushis.

Le japonais est une énigme pour moi. Une antithèse à lui tout seul. Aussi sérieux dans son costume pour partir bosser que déjanté quand il s’agit de décompresser, aussi accroc à la modernité sous toute ses formes qu’attaché aux valeurs et aux traditions de son pays. Je n’ai qu’une envie, retourner là bas, me noyer dans la foule silencieuse, me retrouver fourmi parmi les fourmis, être éblouie par les enseignes lumineuses, manger bon, manger bien, céder à la mode des chaussettes dans les babies à talons (ah ça non!), admirer les costumes traditionnels, me promener dans les parcs, respecter le calme des temples, me perdre dans le métro, essayer de comprendre la « mode » tokyoïte, résoudre le mystère de leur amour pour les marques françaises et pour la pâtisserie.

Deux jours seulement, deux jours pourtant. Tokyo aura eu ma peau.

Merci Isabelle ♥