Le temps a sonné pour moi, je dois reprendre le travail à temps plein. La feignasse retourne au taf. A partir d’aujourd’hui nous n’auront plus nos jolis mercredis…
Dès demain, pour l’habituer doucement à reprendre le rythme, Chouquette ira à l’école le mercredi matin. On en aura fait de la résistance jusque là. On en aura passé des matinées à glandouiller, en pyjama, à barboter à la piscine, à faire les boutiques, à jouer, à buller, elle et moi.


Cette réforme, je ne l’aime pas, mais si je veux reprendre à 100%, je n’ai pas le choix, je dois lui imposer le rythme de journées de 11h30, et la faire aller de la garderie, à la cantine, à l’école, puis aux NAP. Ça met mon coeur de maman poule en miettes mais il faudra aussi la lever le mercredi.
En petite section, et déjà un emploi du temps de ministre… j’aurai aimé pouvoir continuer à alléger un peu ses semaines, mais y’a pas photo, faut retourner au boulot. Et puis on n’aurait pas pu lui résister longtemps à cette fucking réforme. C’est aussi important pour Chouquette de faire entièrement partie de sa classe, tous les jours, maintenant qu’ils font de petits projets communs, qu’ils se repèrent un peu mieux dans le temps, qu’elle a plus d’interactions avec les enfants.
Je pense qu’elle sera bien fatiguée. Je pense que je ferai mon possible pour qu’elle puisse se reposer… le mercredi après midi… ça sert à ça les RTT!
La fatigue, les longues semaines, le rythme qui change, c’est vrai que ça n’est pas rien pour un petit bout de femme de presque 4 ans. Mais c’est aussi une grande page qui se tourne pour sa maman. Des petits flash back de ses 4 années de mercredis passées en sa compagnie refont surface. Je n’ai jamais été aussi happy que lorsque je quittais mon poste le mardi. Je ne regrette pas d’avoir garder ce temps, rien que pour elle, exclusivement.
Mais elle grandit maintenant, ce n’est plus un bébé. Je n’arrive quand même pas à me tirer de l’idée, qu’une maman au travail, c’est une maman moins présente, que les journées, même si elles sont amusantes, seront éreintantes, que je ne la verrai plus autant, qu’elle va grandir encore plus vite, qu’elle va commencer à m’échapper tout doucement.

Adieu nos mercredi jolis, les mamans aussi ça grandit.