C’est l’histoire d’un jardin bien sous tout rapport. Il y fait toujours bon vivre, sauf ce week end où il y faisait une chaleur horrible.

Et puis dans l’après midi, une petite nappe nuageuse qui rend l’atmosphère plus vivable, une petite fille qui peut jouer un peu dans son jardin et des parents dont le rythme cardiaque baisse peu à peu, enfin.

C’est un petit paradis, un toboggan, une petite baignoire remplie d’eau et les deux premières framboises de l’année. Il est vraiment sympa ce jour férié.

Et puis un nuage bizarre, un peu trop noir, des volutes menaçantes, des grondements lointains. On profite au maximum des dernières minutes de jeu. On s’éclabousse, on rigole et le vent se lève. Hop, hop, hop, pas question de rester une minute de plus dans le jardin désormais beaucoup moins accueillant, le nuage noir nous surplombe déjà…
On rentre vite fait, on prend une petite douche minute pour retirer l’herbe restée collée sur ses petits cuissots et on s’installe sur le canapé. Le nuage noir a l’air d’être passé, les grondements ne s’étaient pas rapprochés, juste ce vent qui ne se calme pas vraiment.
L’Homme m’interpelle, on entend un drôle de bruit, un bruit sourd, un bruit continue mais de plus en plus fort. C’est très étrange. Il me dit avec un peu de panique dans les yeux « c’est la grêle qui approche, vite ferme tout! ». Moi, la force tranquille, je vais d’un pas nonchalant vers la fenêtre, je lui réponds du bout de la pièce « mais non! le ciel est plus clair que tout à l’heure, l’orage est passé! » Et là je vois des nuées d’oiseaux qui s’envolent au loin… des oiseaux qui fuient. Je flippe, le bruit se rapproche, je cours pour fermer les fenêtres restantes et là j’en vois tomber un, puis deux, puis trois.
Ils s’écrasent avec une force inouïe sur la terrasse. On les entend s’abattre sur les tuiles de la maison. On panique un peu, mais on essaie de ne pas affoler notre petite miss en la mettant devant un dessin animé. Elle nous dit qu’elle a peur et je lui réponds « c’est rien, c’est juste des glaçons qui tombent du ciel il ne faut pas avoir peur ». A la seconde où je prononce cette phrase je me dis que dire la vérité aux enfants n’est quand même pas toujours la meilleure solution.
On attend que ça passe, ça dure peut être cinq minutes, ça parait super long. J’ouvre la porte d’entrée, la force et la vitesse à laquelle les grêlons tombent son impressionnants. Hors de question de mettre un doigt de pied dehors, sérieusement, un truc pareil pourrait tuer. Les voitures ont du morfler, on est tenté d’aller voir mais non… Et la pluie tombe…
D’un coup, comme si de rien n’était, le soleil et le ciel bleu pointe leur nez. Les balles de ping pong jonchent le sol. Je sors j’en prend un en photo, et puis un plus gros, et puis un encore plus gros… c’est plus au ping pong qu’on joue là!
Je me suis fait une jolie collection, manquait plus que des gros verres, un peu de rhum et du citron vert.

Bien sûr la carrosserie des voitures n’a pas trop apprécié, mes jolis pieds de tomate ont un peu morflé mais à part ça, rien de cassé. Les voisins sortent dans la rue, on discute un peu, on rigole pour exorciser ce moment où le ciel nous est tombé littéralement sur la tête.

Oh mon glaçoooooon! Tou é le plou beau des glaçons!
Bon en fait, j’ai pigé, les mecs qui ont réalisé 2012, Le Jour d’Après et tous ces films catastrophes… en vrai, ils avaient déjà vécu un putain d’orage de grêle. Allez, plus qu’à appeler cette connasse de Cerise pour espérer redonner une jolie allure à ma mamanmobile toute cabossée.