S’il faut que je m’époumone toute ma vie pour le scander, s’il faut que je m’use les doigts sur le clavier pour vous le rappeler, s’il faut que je danse la carioca en scaphandrier pour que vous vous en souveniez, je le ferais. Arrêtez de chercher le bonheur, laissez donc Christophe Maé courir à sa perte, crever de froid et de faim, il ne nous manquera pas.
Le bonheur il faut se le créer. Chacun le sien. Il part souvent d’un petit rien, il transforme les mines grises en sourires radieux et les journées mornes en fucking day!

L’année 2016 a été pour moi aussi rock’n roll que la précédente. Chaque jour a été une petite lutte pour voir le beau, attirer le mieux, espérer le meilleur. Les leçons de vie je les prends et à chaque fois que le coup de blues arrive, je ne lui laisse pas trop le temps de s’installer. Je lui accorde une demi journée et après une bonne tasse de thé, je le vire à grands coups de pieds. Je vais courir, je me trouve une nouvelle lubie, je vais chiner une pépite chez Emmaüs, je cuisine, pour elle, pour lui, je tapote des conneries sur facebook pour faire rire les copines. Je regarde les mois passés de très loin et de très haut. Ma pudeur (aussi minime qu’elle soit), m’empêche de vous décrire les situations pourrito-moisies dans lesquelles je me suis retrouvée. Et pourtant… je n’ai pas pensé une seconde que je n’y arriverais pas. J’en ai eu marre, c’est vrai, j’en ai pleuré et j’en ai crié parce que j’étais impatiente, impatiente de retrouver une vie un peu plus insouciante.

Aujourd’hui j’y suis. Les obstacles je ne les ai pas surmonté d’un coup, comme ça. Je les ai insulté, je les ai haï, je les ai gravi un peu, j’ai fait une pause chocolats-mouchoirs-et-crème-glacée et j’y suis retournée. Je ne suis pas plus forte, plus douée, plus courageuse, j’avais juste pour objectif cet avenir que je savais plus joli.

Devant toi se présentent des panneaux facebook, des citations, des mantras et des jolis mots dans ton agenda du style « Ne rêve pas ta vie, vis tes rêves! ». Il y a quelques temps j’aurais trouvé ça super spirituel… pas de là à me le faire tatouer au dessus de la clavicule gauche, mais je l’aurais surement partagé avec un smiley un peu débile. Il est évident que si tu n’as pas des millions devant toi, tes rêves de Louboutin et de brunch dominicaux au Plaza Athénée ne seront jamais réalisés. Donc oui, ces petits dictons, pris au premier degré, sont des jokes plus grosse que mon amour pour le praliné.

Plutôt que de rêves, moi je te parlerais de possibilités, d’un tas de petites fenêtres qui s’ouvrent et se referment et dans lesquelles il faut savoir se plonger. Je te parlerais de zone de confort et qu’en sortir un peu fait grandir beaucoup. Je te parlerais de baraka, de bonne étoile et de destinée, parce que le hasard a bon dos et que les bonnes personnes finissent toujours par se croiser.

Et question amour et amitié je suis vernie! Ce n’est pas comme si 2016 avait été témoin de ma rencontre avec Nino, d’un mariage de folie, et d’un crazy trip à Miami.

Voilà, j’avais juste envie de te parler de cette fichue quête du bonheur pour te souhaiter une nouvelle année. Qu’elle soit douce avec toi et tes proches. Elle aura son lot d’emmerdes comme celles qui ont précédé et celles qui suivront. Je te souhaite d’être plus fort, plus patient et plus tolérant. J’espère aussi que tu seras toujours un peu dans le coin, pour lire mes quelques lignes… parce que ma baraka à moi, je te la dois beaucoup à toi.

Ne nous mentons pas, il n’est pas certain que de vouloir, même très
fort, c’est pouvoir… mais ce qui est sûr c’est que lorsqu’on ne veut
pas, on ne peut pas.
Soyez heureux, n’attendez pas!

#KeurSurToi