Il a fallu se rendre à l’évidence, Chouquette a beaucoup grandit. Mon petit bébé  devient une petite fille. Elle en a l’allure, le bagout, la gestuelle, la candeur et l’attitude rebelle. Mais en deux ans et demi (aujourd’hui), elle a surtout gagné en centimètres.
Elle qui paraissait déjà avoir 1 mois le jour de sa naissance (donc la recette pour mettre au monde un beau gigot de 4,090 kg et 53 cm, c’est un sachet de granola par jour pendant ses trois derniers mois de grossesse, beaucoup d’amour et c’est tout), n’a pas cessé de pousser comme un champignon.
On les voyait bien ses petits pieds et ses petites mains déborder du lit à barreaux… mais si on la passait au grand lit, maintenant, elle qui ne peut aller se coucher sans manifester de façon stridente sa désapprobation, c’est sûr, nous vivrions l’enfer. Ça c’était en novembre…
A ce moment là, le soir c’était déjà un peu la galère. Je me suis dit qu’en relookant un peu sa chambre, cette pièce retrouverait peut être grâce à ses yeux. Alors on a retiré les barreaux d’un côté du lit (oui, nous aimons vivre dangereusement), on a posé un petit matelas au pied de son lit pour les éventuels roulés-boulés nocturnes (bon pas si dangereusement que ça quand même) et on a mis une jolie guirlande lumineuse pour faire du coin dodo, une « chambre de princesse » (on est des aventuriers ou on ne l’est pas).

C’était prometteur tout ça… Le premier soir, elle était un peu désorientée et s’est relevée trois fois, je suis donc restée près d’elle pour apaiser ses peurs pendant un long moment. Le deuxième soir, elle ne s’est relevée qu’une seule fois et pendant un bon mois, ça a roulé comme ça.
C’était tellement bien. On allumait la guirlande, le temps de l’histoire du soir. Armée de sa veilleuse et de ses doudous, elle était rassurée. Sa chambre de princesse était adoptée. Mais ça c’était AVANT!
Depuis mi-décembre, nous avons beaucoup de mal à la convaincre qu’il est l’heure d’aller se coucher. Mademoiselle a décidé qu’elle ne dormirait plus. Bien sûr, ça n’a rien à voir avec le nouvel agencement de sa chambre, non, mais il a fallu qu’un magnifique « pic » de terrible two arrive à ce moment là (Quoi ça existe pas? Comment ça, je confonds avec les pics de croissance? Non, non je te jure que la crise d’opposition a aussi ses « pics »… Nous ne voyons pas d’autres explications). 
Là, on tend le dos. On attend que ça passe, mais on commence à regretter d’avoir libéré le lionceau de sa cage.
Alors oui, c’est merveilleux, elle a beaucoup gagné en autonomie. Elle se lève seule (à 5h du mat’), peut aussi se coucher seule (mais n’a aucune envie de le faire, même accompagnée), elle va et vient de sa caisse de livres à son lit (mais aussi jusqu’à notre chambre ou jusqu’au salon), elle fait sa petite vie et s’approprie vraiment l’espace (c’est le bordel permanent dans sa piaule) et elle n’a pas peur de tomber grâce au petit matelas au sol (elle préfère donc parfois s’endormir directement par terre).
Toi qui est prêt à donner un peu plus de liberté à ton bambin de 18 mois et plus (note qu’on a attendu ses deux ans bien tassés pour tenter l’expérience), je te souhaite du courage, de la patience et de l’abnégation.
Ici la prochaine étape, c’est le choix du grand lit et d’un nouvel anti-cernes pour bibi.