Quand j’étais petite, je connaissais mon alphabet par coeur, bien avant mon entrée en maternelle… c’est ma nounou qui m’a dit ça. Merci Chantal Goyat!
Quand j’étais petite, à la naissance de ma soeur, les couches je les ai abandonné définitivement. J’ai dit à mes parents que ce n’était plus moi le bébé, mais elle maintenant.
(oh c’est qui cette petite fille toute choupie?)
Quand j’étais petite je portais des joggings verts, des sweats gris et des sous pulls qui faisaient des étincelles dans la nuit. 
Quand j’étais petite, le dimanche, pour les repas de famille, je mettais une robe avec un gilet tricoté par ma grand mère par dessus et des gros collants qui grattaient en dessous. En général elle était ornée d’hideux froufrous.
Quand j’étais petite, notre télé était toute petite aussi mais ça ne m’empêchait pas d’y rester scotchée pendant le Club Dorothée.
Quand j’étais petite, le matin, j’étais partagée entre la Banania, le Nesquick (avec Gros Quick) et le Benco. Dans mon bol j’aimais bien écrabouiller quelques REM. Mais ce que je préférais, pour le goûter, c’était de manger des Kango.
Quand j’étais petite, j’allais en vélo, chercher les timbres à la poste, les bonbons au bureau de tabac, les steacks hachés du midi à la boucherie. Et heureusement ou malheureusement, pour moi et mon amour pour les pains au chocolat, il manquait juste une boulangerie.
Quand j’étais petite, j’allais toute seule, à pied, à l’école, au catéchisme, au stade de foot, dans les champs, chez ma grand mère, chez les copains pour jouer à Street Fighter sur leur SEGA. Je choisissais toujours la fille, va savoir pourquoi!
Quand j’étais petite, j’étais la seule fille de ma classe, je n’aimais pas trop jouer aux Barbie avec ma petite soeur. Je préférais les mako moulages, écrire des chansons remplies de fotes d’ortografe et faire des méga rosaces avec mon spyrographe.
Quand j’étais petite tout le monde s’occupait de moi, mes parents, mes grands parents, mes tatas.
Maintenant je suis grande. 
(attention effets spéciaux)
J’aime toujours autant le Nesquick et je viens de me trouver une chouette recette pour faire des Kango maison. Je déteste encore les Barbie. Je mets des robes la semaines et des jeans le week end. Je fais toujours du vélo sans les mains. Au travail, je dessine des rosaces sur les bouts de papier qui trainent. Mais aujourd’hui, beaucoup moins de personnes s’occupent de moi parce que la vie est injuste, elle inverse les rôles, elle est faite comme ça.
Ma Chouquette ne connait pas Chantal Goyat mais c’est réparable. Elle est super lookée mais elle aime mettre mes vieux joggings verts pour aller dans la gadoue et sauter partout. Elle regarde aussi la télé, mais sur une 120cm et des dessins animés déjà pré-sélectionnés. Elle aime les Barbies et les dinosaures aussi. Tous les mercredis on va faire nos petites courses ensemble au supermarché, je lui explique que ce qu’on met dans le caddie n’est pas donné.
La vie change mais certaines choses ne changent pas. Ses grands parents, ses parents et sa tata sont là… sans parler du chocolat, indétrônable celui là!

P.S. Et comme disait la reum de Forest « La vie c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». (Pourvu que ce ne soit pas ceux fourrés avec ce drôle de boulgi boulga blanc) (Si, je suis sûre qu’elle pensait à ceux là sa maman!)