La régression, cette étrange phase où ton enfant te répète inlassablement que « ça », aka, mettre ses chaussures, s’essuyer le popotin, aller chercher une petite cuillère pour manger son « yayourt », se servir de l’eau…(oups), tout ça donc, il veut le faire tour seul. Mais c’est aussi un passage, où, paradoxalement, il multiplie les attitudes passées, aka, faire comme si il avait de nouveau une couche ou comme si il ne pesait plus que 5 ou 6 kilos #SosOsthéo.
Pas très longtemps après la propreté, la miss nous a fait une petite semaine de pipis au lit, avec une bonne dose de réveilS nocturnes et une pincée de « j’ai perdu mon doudou » (à 40 cm d’elle, le doudou).
Maintenant nous sommes en plein revival de ses premiers mois ou plutôt de ce qu’elle n’a pas trop vécu pendant ses premiers mois. Elle est très proche de moi, super câline. Elle me suis comme mon ombre. Elle veut que je la porte « comme un bébé » (chose qu’elle exécrait petite), elle veut que je lui donne le biberon « comme un bébé » (biberon qu’elle avait abandonné d’elle même très vite). Elle ne fait la sieste que si je suis près d’elle, sur le canapé, ses petits pieds collés contre mes jambes, au cas où me viendrait l’idée de m’échapper.

Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Est-ce que je fais bien en accédant à ses requêtes? J’avoue que ces instants me manquent ou m’ont manqué et que c’est une bonne occasion de les rattraper. Pourtant je lui rappelle qu’elle est grande maintenant, que c’est juste un jeu, mais je vois bien que dans ces moments là, elle ne m’écoute pas trop.
L’Homme est beaucoup plus catégorique sur le sujet… jalousie parce qu’elle est accrochée à moi comme une moule à son rocher ou réelle envie qu’elle grandisse et ne revienne pas sur ses acquis? Peut-être un peu des deux.
Face aux besoins de câlins de Chouquette, je ne suis pas forte du tout, je suis plutôt du genre chamallow. J’ai tellement attendus ces petits moments de complicité jusqu’à ses deux ans… mais je ne suis pas sûre que ça soit lui rendre service de faire « comme si », même pour une minute ou deux.
Pourtant quelques secondes plus tard, elle est si fière de me montrer qu’elle sait dessiner un coeur magique, qu’elle sait mettre ses chaussettes et sa culotte toute seule et pas « alonvers », que je me dis que quelques soient les petits flash back, elle n’en finira plus d’apprendre et de grandir.
Le 3 ans raccourcit à vue d’oeil, il faut qu’on se fasse toutes les deux une raison. Maman doit accepter ses nouvelles rides et bébé doit accepter de devenir une petite fille.