Un blog, ça commence comme ça: une idée derrière la tête qui peut y rester longtemps, des envies de partager, d’échanger, mais surtout la peur de se lancer.
Et puis on pose un mot après l’autre, on se bricole une bannière, c’est un peu moche et pas très fluide, pas très google friendly mais c’est tellement nous.
On clique sur publier et c’est le grand saut!

2 ans que l’appréhension est toujours là quand mon texte devient public. Qui va le lire? Qui va l’aimer, le commenter, le partager?
2 ans que toi, toi, toi et toi êtes rejoints par plein d’autres petits toi qui font grimper la courbe de mes statistiques.
2 ans que je fais des brouillons, que j’en jette, que j’en rature, qu’elle m’en gribouille.

2 ans que j’ai une double vie qui aspire le temps sans répit.

2 ans de pourquoi? et ben, parce que vous êtes là, avec moi et que c’est tant mieux.
2 ans que je dis des gros mots par écrit parce que je ne peux plus les dire à la maison.
2 ans que je me contrefous de ce qu’on pourra dire de moi, parce que c’est bien plus simple comme ça.

2 ans que cette passion est belle et bien là, que je la cultive, qu’elle m’habite et qu’elle me fait sentir si moi.
2 ans que la « blogo » m’apporte des joies, des déceptions, des opportunités, des expériences de foufou, mais aussi des amies, des vraies (des, avec qui j’ai déjà fait dodo la nuit).

2 ans que je reçois des commentaires et des mails d’encouragement trop choupis.

2 ans que mon mari à compris que ce truc de blog c’était mon truc et pas seulement une lubie.

2 ans que je suis maso parce que je n’en ai pas le temps mais que j’aime ça et que j’en redemande.

2 ans que je m’accomplis.

En deux ans, j’ai vieilli mais j’ai surtout  appris. J’ai des milliards de projets en tête et pourtant seulement quelques heures à y consacrer. j’ai le cerveau prêt à exploser, une boite mail pleine à craquer, un agenda tout griffonné et seulement 10 doigts pour m’y attaquer.
Parce que le plaisir de bloguer c’est avant tout le plaisir de lire, je lis, je ris, je pleure parfois aussi. Je passe beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux: je like, je twitte, j’instagrame, j’épingle… La procrastination bloguesque est un vilain défaut mais qu’est-ce que c’est bon! (la vaisselle attendra)

Ma vie c’est bien sûr ma fille, mon mec, ma famille, ma maison et mon job avant tout… mais maintenant c’est aussi ici avec vous.

Parce que ça se passe comme ça à la casaaaaaaa!

(et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord d’accord…)