En maternelle et en primaire, j’avais un amoureux (oui c’était le même : j’habite la cambrousse, les villages sont petits et le choix restreint).

Au collège, je suis sortie avec mon premier p’tit copain (à l’époque on « sortait » dans la cour de récré: trop chouette swag).

Au lycée, …rien, nada, walou : le désert (mon air de garçon manqué, mes grosses Kickers, mes sweats gris chiné et mon bombers y étaient surement pour quelque chose)

Et à mes 18 ans, j’ai rencontré l’Homme, celui-là même qui me fait mourir de rire et qui me casse les pieds au quotidien.

Le first love de Chouquette

A 6 ans, on se fait des smacks, on se tient par la main et on s’offre des malabars bi-goûts (so 90’s)

A 13 ans, on se roule des pelles (ventilateur style), on se tient par les épaules et on s’échange nos fringues (parce qu’elles sentent tellement toi TMTC).

A 18 ans, on se fait des baisers langoureux (façon ventouse), on se tient par la taille et on s’offre un truc qui coûte un bras (parce qu’on est des adultes maintenant tu comprends).

Maintenant, à presque 30 ans (haaaa va dans l’métro satanas!)(j’assume moyen l’approche de la trentaine) + 1 enfant, on fait des bisous d’esquimau, des bibis qui claquent, des prout dans le cou, des « coalins doudoux », des baisers qui s’envolent. On tient une petite main, on porte sur nos épaules et on s’offre des soirées d’amoureux quand papi et mamie sont dispos.

Ce soir, l’occasion fait le larron: on va au resto! Adieu la spontanéité, tout est organisé… Mais on s’en fout, l’important c’est de passer un moment les yeux dans l’assiette les yeux, et peut être même qu’on se fera des smacks, qu’on se roulera des pelles et qu’il y aura des baisers langoureux. Champagne, gingembre et chocolat seront au menu : ça va être la fête du slip à la casa Epicétout.

Joyeuse Saint Valentin!